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racles, avec d'autres dons extérieurs du Saial-Esprit. S. Paul, étant retourné de Rome en Orient dans l'année 64 de Jésus-Christ, laissa son disciple à Éphèse pour gouverner l'église de cette ville, pour s'opposer à ceux qui semaient une fonsse doctrine, pour ordonner des prêtres, des diacres et même des évêques ; car on lui confia aussi le soin de toutes les églises d'Asie.
S. Paul était encore enMacédoine quand il écrivit sa première épître à Timothée. La seconde fut écrite de Rome un an après, c'est à dire en 65. On y voit l'elTusion d'un cœur plein de tendresse pour un fils bien-aimé. L'Apôtre, qui était alors dans les fers, conjure son cher disciple de venir le trouver à^R me, ; fin qu'il ait la consolation de le voir encore une fois avant de mourir. Il l'exhorte à ranimer cet esprit de courage, ce feu du Saint-Esprit dont il fut rempli le jour de son ordination; il lui donne des avis sur la conduite qu'il devait tenir îi l'égard des hérétiques de ce temps-là, et lui trace le caractère de ceux qui devaient s'élever dans la suite.
Nous apprenons de la première épître à Timothée qu'il ne buvait jamais que de feau : mais comme sos grandes austérités avaient altéré sa santé, et qu'il avait l'estomac très faible, S. Paul lui ordonna de boire un peu de vin. Il dit un peu, remarquent les pères , parcequ'il nous est utile que la chair soit faible, afin que l'esprit soit plus fortet plus vigoureux. Timolhée avait peut-être alors quarante ans. Il est probable qu'il alla à Rome pour conférer avec ?on maître. Il était évêque d'Éphèse «Tant l'arrivée de S, Jean dans celte ville, Ce ^er-
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nier y résidait comme un apôtre qui avait une inspection générale sur toutes les églises d'Asie. S. Timothée a toujours été regardé comme le premier évêque d'Éphèsc. Les anciens martyrologes lui donnent le litre de martyr.
Voici ce que nous lisons dans les Actes de S. Timothée. Sous Tempire de Nerva, le 22 janvier, 97 de Jésus-Christ, les païens célébrant une de leur fête appelée Catagoglc, dans laquelle ils portaient leurs idoles, assommèrent h coup de pierres et de massues Timothée^ qui voulait s'opposer à leurs abominables superstitions.
S. Timothée dut sans doute beaucoup aux exemples domestiques qu'il avait sans cesse sous les yeux; mais ce fut principalement la lecture des livres saints qui lui inspira dès son enfance, et qui nourrit durant le cours de sa vie, cet esprit de ryl/gion et cet assemblage parfait de toutes les vertus qui le rendirent si cher au grand apôtre. S. Paul, en louant l'amour de son disciple pour la lecture et la méditation, le donna comme une preuve de sa piété et del'ardéiwdésir qu'il avait de faire des progrès dans la divine charité. Lorsqu'il l'eut élevé au saint ministère il lui recommanda toujours d'allier une lecture assidue aux autres exercices de la religion. En effet un ministre de l'Évangile qui n'a pas de moments réglés pour s'examiner lui-même dans la retraite, pour vaquer à la lecture, hla méditation et h la pratique des autres exercices de piété, oublie le premier et le plus essentiel de ses devoirs, le soin de son ame. S'il laisse éteindre dans son cœur le feu sacré de la charité, comment pourra-t-il î'aUumer dans le cœur des autres? Les mêmes exér-
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cices sont jusqu'à un certain point nécessaires dans fous les états. Comment sans cela conserver cet esprit de piété qui doit être l'ame de toute nos actions, et sans lequel les fonctions même spirituelles manquent du principe qui les vivifie?