‹ Vies choisies des principaux saintsChapitre 57 sur 83 · S, NAZAIRE ET S. CELSE, MARTYRS A MILAN · texte numérisé non relu

S, NAZAIRE ET S. CELSE, MARTYRS A MILAN

(28 juillet.)

S. Nazaire eut le bonheur d'avoir pour mère une femme remplie de piété. Elle avait été instruite dans la religion chrétienne par S. Pierre, ou du moins par ses premiers disciples. Son nom était Perpétue. Quoique son mari, qui occupait une place distinguée dans les troupes de l'empire, fût païen, elle inspira au jeune Nazaire, son fils, un désir ardent de se consacrer à Jésus-Christ. Ses leçons produisirent des effets qui surpassèrent ses espérances. Nazaire devint un modèle accompli de toutes les vertus chrétiennes. Enflammé de zèle pour le salut des âmes, il quitta la ville de Rome, sa patrie,

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et alla prêcher la foi en plusieurs lieux avec une ferveur et un clésinléresscment dignes d'un disciple des apôtres. Etant arrivé h Milan, les païens l'y arrêtèrent avec un jeune homme appelé Celse, qui l'accompagnait pour l'assister dans ses voyages. Ils furent l'un et l'autre condamnés h. perdre la tête. Ils souffrirent peu après que Néron eut excité la première pei^sécution contre l'Eglise. On les enterra séparément dans un jardin situé hors de la ville. S. Ambroise découvrit leurs corps, et les leva de terre en 090. On trouva dans le tombeau de S. Nazaire une fiole pleine du sang du martyr, lequel était aussi rouge et vermeil que s'il eût été versé le jour même. Les fidèles en mirent quelques gouttes sur des mouchoirs, et ils en firent ensuite une espèce de pâle , dont S. Ambroise envoya un morceau h S. Gaudence de Bresce. Le saint archevêque de Milan transporta les reliques des deux martyrs dans l'église qu'il venait de bâtir en l'honneur des apôtres, il en détacha une petite partie, qu'il envoya h S. Paulin de Noie, par lequel elle fut reçue comme un présent de grand prix.

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