‹ Vies de Haydn, de Mozart et de MétastaseChapitre 128 sur 129 · Enrico Beyle · texte numérisé non relu

Enrico Beyle

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Enfin, voici la note curieuse qui figure au tome I®"^ des Supercheries littéraires dé'.'oilées de Quérard (Paris,! 859, article Bomhet) : elle contient les explications données par Stendhal lui-même, en 1841, sur la façon dont la Vie de Haydn aurait été imprimée sans le nom de Carpani. Nous n'avons pu mettre la main sur le tirage à part des Vies de Mozart et de Métastase dont parie Quérard à la fin de cette note : c'est un petit problème bibliographique à résoudre.

Beyle, sur qui nous avions donné une notice dans le tome I^^ de la Littérature française contemporaine qui parut quelques mois avant sa mort, en eut connaissance, et nous adressa deux rectifications pour l'article cjui le concerne. L'une d'elles est relative aux Haydine, et voici ce qu'il en dit : « M. Beyle « imprimait ses ouvrages à ses frais. M. Pierre Didot « lui dit ({u'un livre annoncé comme traduit de « l'italien ne trouverait pas un seul lecteur. M. Beyle

« mit : par Louis-Alexandre-César Bombet. On « admira ce beau nom, et personne ne devina l'au- « teur. Un anonyme peut-il être un plagiaire ? « M. Beyle, se trouvant à Vienne en 1809, avait été « à l'enterrement de Haydn ; il étudia les ouvrages « de ce grand compositeur et voulut le faire con- « naître à Paris ^. M. Beyle avait acheté beaucoup « d'autographes de Haydn et plusieurs de ses meute blés. » Les vies de Mozart et de Métastase, qui terminent le volume, ont été réimprimées à part.

1. En fait, Haydn n'était guère connu en France, en 1814, que par deux notices assez sommaires, l'une de M. Le Breton, lue devant l'Institut de France, le 6 octobre 1810, et imprimée la même année chez Baudoin (elle est citée dans la préface de la traduction anglaise de la Vie de Haydn de 1817), l'autre de M. Framery (Paris, Barba, 1810). Carpani, dans SCS Haydine (lellera ultirna), les citait toutes les deux et réfutait longuement leurs affirmations ; MM. Le Breton et Framery sont les deux « colomniateurs de Gasmann » dont parle Carpani dans sa première lettre de Vienne du 18 août 1815 (voir supra, page 460).

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