XXXIV PREFACE
lin éloge de Gluck, de l'atténuer ou de le supprimer ^ : car « il n'assiste pas sans peine à tout un opéra de Gluck ^ » ; et, dix ans plus tard, il taxera encore de « la plus triste chose du monde » la déclamation de Gluck 3... Hélas! il semble bien qu'il faille lui attribuer aussi la paternité des jugements sur (c Mantègne, dont les ouvrages font rire les trois quarts des personnes qui les voient au musée «, et sur Léonard, cjui lui inspire ce regret baroque : « Que n'eût pas fait ce grand homme,... s'il lui eût été accordé de voir les tableaux du Guide * ? » — En revanche, on aurait tort de lui reprocher sa critique de Beethoven ^ : car il l'a empruntée à Carpani, et il a eu le bon goût de ne pas insister, comme l'a fait ce dernier, dans une page burlesque où il accuse Beethoven « d'être le Kant de la musique ^ ». Stendhal semble d'ailleurs comprendre la grandeur de cet art, qu'il n'aime pas. S'il refuse aux compositeurs allemands de son temps la grâce, il leur reconnaît « le terrible. L'ouverture du moindre