PREFACE XXXV
opéra-comique ressemble à un. enterrement ou à une bataille ^... »
De lui seul sont aussi, à ce qu'il semble, les réflexions railleuses sur l'ennui des concertos^ , la critique des descriptions en musique ^, l'idée d'unir les décors à l'exécution des symphonies ^, les belles observations psycho-physiologiques sur le pouvoir bienfaisant de la musique ^, les charges à fond de train contre le pédantisme en art ^, — et surtout les essais remarquables d'une sorte d'esthétique comparée, d'une géographie de la sensibilité musicale. Ils lui sont un prétexte à des observations piquantes sur le caractère des différents peuples : sur la société viennoise, dont l'intérêt principal est devenu la musique : car « la politic|ue et les raisonnements à perte de vue sur les améliorations possibles étant défendus aux esprits, la douce volupté s'est emparée de tous les cœurs ; et rien ne pouvait être plus favorable à la musique ^ )> ; — sur l'âme italienne et sa mélancolie foncière, qui est « le terrain dans lequel les passions germent le plus facilement », et, par suite, la music{ue, donneuse de regrets et consolatrice de la mélancolie ^ ; — sur la psychologie amoureuse des jeunes Allemands ^ ;