PRÉFACE XLI
de Don Juan. Son admiration reste donc pure de tovit entraînement mondain ; elle vient du plus intime de son être ; elle est pour lui un sentiment sacré.
On a pu le remarquer d'ailleurs, dans les appréciations que nous avons citées : Stendhal n'est sensible qu'à la mélancolie de Mozart.
« Mozart, l'appelle-t-il, ce génie de la douce mélancolie ^... »
« Sa musique est destinée à toucher, en présentant à l'âme des images mélancoliques, et qui font songer aux malheurs de la plus aimable et de la plus tendre des passions... Il ne comprenait pas qu'on pût ne pas trembler en aimant ^... »
« Ses figures ressemblent aux vierges d'Ossian, de beaux cheveux blonds, des yeux bleus, souvent remplis de larmes ^... »
(( Tout homme qui souffre d'amour, se rappelle involontairement ses chants divins *. »
Il lui dénie le génie comique ^. Tout au plus, lui reconnaît-il quelque gaieté, une ou deux fois dans sa vie ®.