‹ Vies de Haydn, de Mozart et de MétastaseChapitre 44 sur 129 · PREFACE XLIX · texte numérisé non relu

PREFACE XLIX

neuve ; elle ne se reconnaît plus elle-même ; elle ne comprend plus ses pensées de naguère.

« Depuis la campagne de Moscou, il me semble, me disait un jeune colonel, quiphigénie en Aulide n'est plus une aussi belle tragédie. Je me sens du penchant, au contraire, pour le Macbeth de Shakespeare 1. »

En revanche, ces officiers qui ont perdu le sens de l'idéal classique, sont pris par la musique et pleurent, aux représentations de La Clémence de Titus, qu'ils entendent à Kœnigsberg, après la retraite de Russie ^.

L'intérêt historique de la pensée de Stendhal est qu'il se trouve placé entre deux mondes. Et sans doute il prétend qu'il appartient à celui qui finit, — qu'il est « un homme d'un autre siècle, en musique comme ailleurs ^ ». Mais il se calomnie. Personne n'a eu, comme lui, le flair de la vie nouvelle, et personne ne s'en est fait plus délibérément le champion. Que de lances rompues, dès 1814 *, pour le romantisme, contre les néo-classiques !

« Nous en sommes, pour les pièces romantiques,

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