‹ Vies de Haydn, de Mozart et de MétastaseChapitre 46 sur 129 · Lettre sur l'état actuel de la musique en Italie, p · texte numérisé non relu

Lettre sur l'état actuel de la musique en Italie, p

4. Neuf ans avant son fameux manifeste, pour le « romanticisme » : Racine et Shakspeare (1823).

L PREFACE

précisément au même point où nous nous trouvions il y a cinquante ans pour la musique italienne. On criera beaucoup ; il y aura des pamphlets, des satires, peut-être même des coups de bâton... Mais enfin le public, excédé des plats élèves du grand Racine, voudra voir Hamlet et Othello'^... Le jour où l'on jouera Macbeth, que deviendront nos tragédies modernes - ?... Veut-on la vérité sur cette dispute (des classiques et des romantiques), qui va faire la gloire des journaux pendant un demisiècle ? C'est que le genre romantique, véritable poésie, ne souffre pas de médiocrité. Des drames romantiques, faits avec tout le talent qu'on trouve dans les huit ou dix dernières tragédies de Paris, ne seraient pas parvenus à la seconde scène. Des alexandrins bien ronflants sont un cache-sottise, mais non un antidote contre l'ennui ^. »

Du commencement à la fin de sa vie, il garda pour idole celui qui devait être le dieu du romantisme : Shakespeare *.

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