‹ Vies de Haydn, de Mozart et de MétastaseChapitre 47 sur 129 · Vie de Mozart, chapitre vu, p. 311, en note · texte numérisé non relu

Vie de Mozart, chapitre vu, p. 311, en note

4. Parmi les écrivains français, s'il aime par-dessus tout La Fontaine — entre tous ceux du xviii^ siècle, il préfère encore, à cette époque de sa vie, Rousseau, « le plus grand d'eux tous en littérature, le premier des Français pour la belle prose ». (Lettre XXII sur Haydn, p. 240.) Plus lard, il réagira un peu contre cette admiration. Mais que de fois il nous le rappelle ! Ses idées en musique semblent constamment le reflet des idées de Jean- Jacques. Et nous venons de voir que lorsqu'il veut exprimer une violente émotion musicale, la première image qui s'offre à lui est celle d'un épisode de La Nouvelle Héloise. [Lettre sur Métastase, p. 349.)

PREFACE LI

... Adorava Cimarosa, Mozart è Shakspeare...

S'il méconnut d'abord Beethoven, plus tard il sut rendre hommage à sa « fougue à la Michel- Ange ^ )). Malgré sa méfiance à l'égard des nouveaux compositeurs italiens, il se fit l'introducteur de Rossini en France ; il l'ut l'un des premiers à pressentir l'éveil du sentiment tragique et de l'héroïsme belliqueux dans la musique italienne, vingt ans avant les premiers opéras de Verdi '^. Malgré ses préjugés contre l'art français, il fut l'un des premiers à pressentir le réveil de l'imagination musicale, en France, dix ans avant les premières symphonies romantiques de Berlioz ^. Toujours, il fut, comme il dit, avec les âmes vwantes, contre les âmes mortes *.

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