AVANT-PROPOS LXXIII
Cramer, rue des Bons Enfants, n° 12). Un certain nombre d'anecdotes de Winckler se retrouvent dans cette dernière brochure, mais racontées en d'autres termes.
On voit combien il est inexact de répéter après M. Anders, — comme l'ont fait, depuis 1854, tous les critiques qui se sont occupés de cette question, notamment MM. Chuquet, Stryienski, Lumbroso, Brenet, Roustan ^, etc., — que les quatre premiers chapitres de la Vie de Mozart contiennent des détails pris dans Schlichtegroll, et que les trois derniers sont tirés de la brochvire de Cramer. La vérité est que toute la Vie de Mozart est la reproduction d'une notice de Winckler, à l'exception d'une anecdote prise dans Cramer.
Quant à la dernière partie. Lettres sur Métastase et Considérations sur Vétat présent de la musique
1. Et même l'crudit critique allemand M. Richard Kûhnau, qui, dans une thèse remarquable de doctorat (Quellen- Unlersuchungen zu Stendhal-Beyle' s Jugenchverken ; une brochure in-80 de 91 pages, Marburg, 1908), a dépouillé, avec une patience digne d'éloges, les lettres de Carpani et la notice de Schlichtegroll, et a dressé une liste complète des emprunts et des imitations de Bombet ; c'est la première fois que le travail était fait. Chose singulière, M. Kûhnau, qui était renseigné à fond sur la question, n'en estime pas moins que Bombet a fait œuvre originale en se servant des matériaux, et même de quelques idées, de Carpani.
AVANT-PROPOS
en France et en Italie, elle appartient à Stendhal; il y examine en détail la structure d'un livret d'opéra italien, avec, à l'appui, un long extrait de VOlyjnpiade, case, en passant, la délicieuse Canzonetta a Nice, qui charmait déjà J.-J. Rousseau, annonce aux Français l'apparition de l'astre nouveau qui devait briller d'un si vif éclat dans le inonde musical, l'immortel Rossini, et termine le tout par une dédicace ^ émue à Madame Doligny, où il y a un peu de mélancolie et un peu de bravade : ce sont les paroles d'adieu d'un homme qui, se croyant sûr d'un héritage prochain, a résolu de rompre à tout jamais avec des occupations cjui, au fond, lui pesaient, et de ne plus vivre désormais qu'en dilettante, épris de musique, de peinture, de littérature et d'amour. Nous ne croyons pas trop nous écarter de la vérité stendhalienne, en affirmant que Stendhal eût donné, pour ce charmant petit morceau, tout le reste du livre.
Nous joignons au présent volume cinq planches hors texte :
lo Un fac-similé du titre de l'édition originale de 1814 signée Bombet ;
1. Datée d'ailleurs de Londres, où Stcndlial n était pas encore allé en 1814.
AVANT-PROPOS LXXV
20 Un fac-similé du nouveau titre imprimé en 1817 sans nom d'auteur ;
3° Un fac-similé du titre de la traduction anglaise de 1817 ;
40 Le portrait de Mozart, tiré du tome II de l'édition originale de la Vie de Rossini (Paris, 1824) ;
50 Le canon que Haydn composa pour l'université d'Oxford, et que nous empruntons à la traduction anglaise de 1817.
Daniel Muller.
VIES
DE
PREFACE