DE L'ARMURE DE JACQUES DE LA MARCHE
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Lb heaume, en pur fer, a une visière séparée du nasal et qui se soulève ; une ouverture carrée au côté droit servait au paladin , soit à pousser plus facilement le cri de sa maison au milieu des combats, soit pour sonner de T oliphant , cornet en ivoire ou en argent , dont l'usage était réservé aux chevaliers seuls ; il était pendu au cou par un cordon de soie, ou par une chaînette d'argent.
La cuirasse est fermée au passage de la tête par un bourrelet continu qui s'unit au casque , qui est d'ailleurs retenu par une vis passant au travers d'une tige de fer soudée; par conséquent la cuirasse n'a pas besoin de hausse-col. A la partie supérieure du plastron se trouve un écusson bas - relief, représentant une femme couchée, tenant un flambeau, et regardant l'Amour, qui est debout à ses pieds et qui porte également un flambeau, ce qui pourrait bien être un emblème de la passion secrète qui unit long -temps Jacques de Clermont et Blanche de Navarre, veuve de Philippe de Valois. Derrière
les deux épaules se trouve un autre grand médaillon représentant Hercule entre deux colonnes.
Le bas de la cuirasse ^ qui est sans fait, est terminé par un rebord large de deux pouces ; on remarque sur le plastron plusieurs trous virplés, par le moyen desquels on attachait le fauere et le support de l'épée à deux mains, mais les pièces manquent. Ce faucre était une pièce de fer longue à peu près de cinq pouces , qui sortait du côté droit de la visière, et sur lequel on appuyait le bas de la lance, pour qu'elle ne glissât pas lorsque le chevalier se mettait en arrêt pour foncer sur son ennemi ; le faucre se pliait au moyen d'une jointure, et s'appliquait sur la cuirasse de manière à ne pas gêner lorsque le combat était fini.
L'espaulière est sans gousset ; la cubitière en est fournie ; le gantelet de la main droite manque. Deux plates épaisses bordées de deux fortes nervures sont attachées au bas du plastron. Sur toute l'armure règne le même genre d'ornements, ce soiit des bandes transversales bordées en bâtons rompus , et chargées d'arabesques et de têtes de lion , le tout recoupé par des baguettes en torsades espacées également entre elles.
La cuirasse et les plates supposent un homme de cinq^ pieds dix pouces.