‹ Vies des grands capitaines francais du Moyen Age, pour servir de complément á l'histoire génerale de la France aux XII, XIII, XIV et XV siécles (volume 2)Chapitre 9 sur 25 · TOM. H · texte numérisé non relu

TOM. H

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ses quartiers étant fort éloignés du lieu où elle se passait ; il n'arriva qu'au moment oii des Castillans de la suite de don Henri mutilaient indignement le corps de don Pèdre. Le tronc, renfermé dans un sac, fut suspendu aux créneaux de Montiel ; on envoya la tête à Séville , mûis les habitants la jetèrent dans le Guadalquivir, dont les flots avaient bien souvent roulé les têtes des victimes tombées sous les coups de ce prince odieux. Ainsi finit, le 23 mars liôg (i) , à l'âge de trenie-quatre ans, ce tyran plus sanguinaire que Néron et Domitien.

cordait point aTec la générosité bien reconnue de Duguesdin, générosité qui ne se démentit dans aucune circonstance.

Nous ferons observer seulement que Ferreras et Mariana écrivaieat à une époque ou la rivalité de la France et de l'Espagne était dans toute sa vivacité : certainement il% n'auront fait aucune Hifficalté de mettre sur le comte d'un Français une action odieuse. Au reste, Cascales, écrivain très*ezact^ Luys Marrool, don Jayme de Bleda, Garibay, racontent la catastrophe sans y mêler Duguesdin ; ils ne le nomment seulement pas. Froissard rapporte ce fait de manière à faire croire que Bertrand n'était point présent h cette scène ; et assurément si la moindre circonstance défavorable à l'honneur du héros breton e(^t existé , Froisaard se fht empressé de la mettre en évidence , car il ne laissait échapper aucune occasion de dénigrer les Français.

(i) La date de la mort de don Pèdre a été le sujet d'une controverse entre tous les chronologistes. Nous avons adopté la rersion d'Ayala , parce qu'elle s'appuie , selon nous i sur des faits matériels : la bataille de Navarette se livra à k fin de i36y ; après sa défaite, Henri {lassa en France; il y resta deux mois., rentra en Espagne au commencement de mai t36S, et entreprit le siège de Tolède le i5 juillet. Il est certain , et Ayala l'assure , que cette place était assiégée depuis neuf mois lorsque le combat de Montiel eut lieu : ce ne ponvait donc être que dans le mois de mars de l'année 1869, et non dans celui de t368 , roalgté ce qu'en disent les savants auteurs de l'Art de vérifier les dates, dont l'opinion est d'ailleurs combattue victoriensement par M. Buchon, dans son édi* tion de Froissard.

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