FILLES DU BON-PASTEUR
Une simple lingère de Nantes, nommée La Gaudin, aidée d'un ecclésiastique, M. Barbot de La Perrinière, qui n'était alors que diacre, établit, en 1694, dans cette ville la maison du Bon-Pasteur pour offrir un asile aux filles repentantes qu'on y recevait gratuitement. Elle fut aussi secondée par M. de La Noë Ménard, prêtre zélé, mais infecté de jansénisme. L'esprit de secte pénétra avec lui dans cette maison, et l'autorité civile fut sur le point d'en éloigner la supérieure ; l'établissement néanmoins continua de subsister, et, en 1772, il fut confirmé par lettres patentes de Louis XV. La révolution l a détruit. Il était situé près de la rue Contrescarpe. Il y avait aussi des maisons du Bon-Pasteur à Rennes et à Saint-Servan; mais nous manquons de détails sur leur établissement.
DAMES BDDES. 629