‹ Vies des saints de BretagneChapitre 115 sur 130 · DE SAINT. CHARLES · texte numérisé non relu

DE SAINT. CHARLES

Un très-vertueux directeur du séminaire de Nantes, M. Antoine Goguet du Bois-Héraut, membre de la Compagnie de Saint-Sulpice, fut, avec mademoiselle de La Bourdonnaie de Bras \ l'instrument dont Dieu se servit pour fonder à Nantes ces écoles charitables, qui eurent pour but primitif de recevoir les nouvelles converties et d'instruire les jeunes personnes du sexe. Six personnes, qui tenaient d'autres écoles de charité, vinrent se réunir à mademoiselle de Bras, et reçurent, le 13 octobre 1698, un règlement que leur donna M. de Beuuvau, alors évêquc de Nantes. Elles s'établirent dans le faubourg de Saint-Clément, et elles recevaient dans leur maison de grandes et de petites, pensionnaires; elles fournissaient des maîtresses d'école à diverses paroisses du diocèse. Unies par les seuls liens de la charité, elles vivaient en communauté, portaient un Costume uniforme, mais ne faisaient point de vœux. La révolution a détruit cet utile établissement, et la maison des Dames de Saint-Charles, appelées aussi Carolines, est maintenant occupée par le grand séminaire de Nantes.

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FILLES DE SAINT-PAUL, dites PAULINES.

Ces Sœurs, établies autrefois dans le diocèse de Tréguier, reconnaissaient pour leur institutrice madame Du Parc de Lezerdo, veuve d'un chevalier de Saint-Louis. Cette dame, liée avec la célèbre madame de Maintenon qui lui donna son portrait, fonda cette Société en 1699, dans une 'belle maison qu'elle possédait à Tréguier. L'établissement avait pour

• Mademoiselle de Bras monrut en 1708.

objet l'instruction des pauvres filles de la campagne, la visite des pauvres à domicile, et la tenue des bureaux de charité. Elles suivaient une règle très-sage, et dont chaque chapitre commence par un verset des épitres de saint Paul. Ces Sœurs firent diverses fondations dans le pays, telles qu'à Pontrieux et à Pedernec en 1703. En 1783 elles se chargèrent de l'hôpital de Quintin. N'ayant pu se réunir à la fin de la révolution, elles ont en la douleur de voir s'éteindre leur Société. La belle maison qu'elles avaient construite à Tréguier, et qu'on nommait les Pauline* Neuves, est aujourd'hui occupée par les Ursulines.

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