ABBATE DB NOTRE- DAM E DU TRONCHE T
Guillaume Pépin s'excusa en 1543 de ne pouvoir assister au chapitre général indiqué à Tiron pour le lundi de la Trinité, à cause des guerres, civiles de Bretagne. Il fit la même démarche en 1353, et mourui au mois de décembre
Guillaume Galiot fut, en 1555, élu et confirmé abbé du Tronchet. il écrivit Tannée suivante à l'abbé de Tiron pour s'excuser de ne pouvoir assister au chapitre général, à cause des guerres. Il fit la même démarche le 12 mai 1368, et mourut an mois de juin 1374.
Pierre Belin, religieux de Tiron, fut sommé le juin 1374 d'accepter l'abbaye du Tronchet, à laquelle il avait été nommé par Jean, abbé. On ne sait s'il accepta.
Robert Pépin reconnut le 7 juin 1378 que son monastère était anciennement une celle1 de l'abbaye de Tiron; que cette celle avait été érigée en abbaye par un abbé de Tiron ; et que cet abbé avait droit de visite et de correction, tant sur l'abbé que sur les religieux du Tronchet.
Raoul Tournevache, soi-disani abbé du Tronchet, plaidait en 1399 et 1402 contre l'abbé de Tiron. Cet homme paraît avoir été intrus contre l'usage.
Guillaume Le Roux {Rufus), abbé de Saint-Meen et du Tronchet, mourut au mois de mars 1400, suivant le nécro- Joge de Saint-Meen. On ne sait qui l'avait pourvu , mais H parait par la suite que la communauté du Tronchet cherchait à se soustraire à la juridiction des abbés de Tiron, et qu'elle était soutenue par les évêquesde Dol.
Jean mourut en 1420, selon l'histoire du monastère.
Thibaud de Baulon obtint des provisions de Rome sur une prétendue démission faite en sa faveur par l'abbé Jean ; mais cette démission fut déclarée fausse par l'évêque de Dol, à qui le pape avait écrit d'en connaître.
Alain Gostard fut élu par la communauté, mais l'abbé de Tiron s'opposa à son élection, et le cita à Tiron. Alain appela de cette citation au pape, à qui il représenta que de
1 Oo appelle Celle , dans Tordre de Saint-Benoit, un petit monastère qui quelquefois dépend d'un autre plus considérable.
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tout temps les abbés du Tronchet avaient été élus par leurs religieux, sans la participation de ceux de Tiron. Le pape renvoya l'affaire à l'évêque de Dol, qui la jugea en faveur d'Alain, en déclarant qu'il suffisait que l'abbé du Tronchet fût élu par la communauté et confirmé par l'évêque diocésain.
' Giles Raguenel" fut élu en 1456, et bénit par l'évêque de Dol. Il conféra en 1457 le prieuré de Saint-Perreux, et mourut en 1473.
Alain est indiqué comme abbé du Tronchet dans un acte de Boquen daté de 1473 ; c'était l'année de son élection. Il mourut vers 1478.
François de Beauchesne obtint ses bulles en 1478, et fut mis en possession par le sire de Coetquen, grand-maître d'hôtel de Bretagne, commissaire du duc en cette partie. Jean, cardinal d'Angers et légat du saint Siège en France, lui accorda le 22 juillet de la même année le droit de porter l'anneau, la mitre et les autres ornements pontificaux. Cet abbé vivait encore en 1481.
Jean Du Chastelier obtint des lettres de sauvegarde pour son monastère en 1486.
Hugues de Malezier, religieux de Marmoutier, et régent au collège de cette abbaye établi à Paris, fut élu en 1496 par l'abbé de Tiron. Il parait par une procédure que cette abbaye lui fut disputée ; mais il fut maintenu par une sentence datée du 12 avril 1499.
Tristan de Vandel, docteur en droit, protonotaire du saint Siège, chanoine de Dol, trésorier de la Madeleine de Vitré et recteur de Pleguen, lui maintenu en possession de l'abbaye le 23 septembre 1508. H donna l'année suivante aux religieux de Saint-Melaine une retraite dans son abbaye. La peste affligeait alors la ville de Rennes, et avait obligé ces religieux à abandonner leur maison. Pour reconnaître ce service, le cardinal Guibé, qui était abbé de Saint-Melaine, envoya des lettres de société à Tristan de Vandel et à ses religieux. Vandel fut troublé danssapos-
- Martène, t.l", Jnecdot.,[co\. 182».
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session par l'abbé de Tiron; mais le saint Siège le maintint et débouta l'abbé de ses prétentions. Le décès de Tristan arriva en 4533.
François de Laval, évêque de Dol, fut pourvu de l'abbaye en 1534, et mourut le 2 juillet 1556.
Louis d'Espinai, protonotaire apostolique, chanoine et chantre de Saint-Pierre de Rennes, et prieur de Notre- Dame de Vitré, était abbé en 1558. Quelques-uns croient qu'il l'avait eue sur la démission du cardinal de Bourbon, qui en avait été pourvu d'abord, et qui la résigna à l'abbé d'Espinai, l'un de ses agents.
Réné Masse ou de La Masse était abbé en 1567 et 1584, suivant l'histoire du monastère.
Charles d'Espinai, chanoine et chantre de Saint-Pierre de Rennes, prieur de Gahard et de Bécherel, abbé de Gildas-des-Bois, et évêque de Dol, obtint l'abbaye du Tronchet, après la mort du sieur de La Masse, et la posséda jusqu'à son décès arrivé en 1591.
Pierre Bocteiller, chantre et scolastique de Dol, fut pourvu par le duc de Mercœur, et obtint ses bulles le 11 novembre 1592. Il prêta serment de fidélité dans la chambre des comptes de Nantes en 1596. Le roi lui opposa Pierre Plumeron, qui fut maintenu par arrêt du parlement de Bretagne ; mais l'un et l'autre furent évincés à la paix générale de 1598.
François Le Prévost, chanoine et trésorier de Saint- Pierre de Rennes, fut nommé en 1598, et fit serment de fidélité au roi la même année dans la chambre des comptes de Nantes.
Jean Le Prévost fut nommé en 1603, fit serment de fidélité au roi en 1607, et introduisit, le 9 octobre de la même année, les Pères de la Société de Bretagne dans son abbaye.
François de Montmorenci a, fils d'Anne, marquis de Tury, et de Marie de Beaune, fut pourvu de l'abbaye
a Gail. christ.,, t. 4, p. 741.
du Tronche! le 48 mars 1628; mais il s'en démit en 1640, ainsi que de l'abbaye de Molême, pour épouser Catherine Roger.
Charles db Rosmadec assista, en qualité d'abbé du Tronchet, aux Etats tenns à Rennes en 1640. Les grandes réparations que son prédécesseur lui avait laissées à faire le déterminèrent à se démettre en 1648. Ce fut de son temps que les Rénédictins de Saint-Maur furent introduits dans l'abbaye1. Il mourut en 1672, archevêque de Tours, après •voir été évêque de Vannes.
Antoine-Denis Cohon, évêque de Dol, prit possession le 23 avril 1649. Il ne produisit point de bulles, et on croit qu'il n'en a jamais eu.
Louis Rerrier fut nommé en 1674, et permuta avec l'abbé de Lonlai, au diocèse du Mans, en 1680.
Jules de Goth d Epernon prit possession en personne, le lundi de la Pentecôte, en 1680, et céda Lonlai au précédent. Il portait un nom illustre ; mais il ne parait pas en avoir été l'héritier légitime; c.?r le dernier rejeton de la maison d'Epernon, le marquis de Rouillac, mourut à Paris en 4662, ne laissant qu'une fille, qui ne vécut que jusqu'à l'âge de seize ans.
Claude Fyot de Vadgimojs succéda, en 4712, à Jules d'Epernon. Il était né à Dijon le 31 août 4689, d'une famille honorable, et avait pour un de ses oncles le pieux Claude Fyot, abbé commendatuire de Saint-Etienne de Dijon. Il fut lui-môme un modèle de piété, et remplit avec édiGcation, pendant longtemps, la place de supérieur du séminaire de Saint-Irénée, à Lyon. On a de lui plusieurs ouvrages scientifiques. Sa mort arriva en 4753.
N. Colin de La Biochais, archidiacre et vicaire général de Dol, fut abbé commendataire du Tronchet depuis 1753 jusqu'en 4776.
!"L de Roisbilly, chanoine de la cathédrale de Quimper,
> D. Beaunier dit que ce fut en 1636 que les Bénédictins de Saint- Maur entrèrent au Tronchet; ainsi, si cet écrivain ne se trompe pas, François de Montmorenci en était encore abbé.