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ABBAYE DE BEAULIEU

maudan. On ignore Tannée de sa mort; mais le jour en est marqué dans le nécrologe de Rillé au 29 septembre.

Jean Le Bon était abbé en 1361, suivant un acte de son abbaye, et mourut en 1363, selon le P. Le Large.

Guillaume de Lesquen tenait le siège abbatial en 1374 Il était inhumé dans 1 église, où Ion voyait les armes de" Lesquen sur son tombeau.

Guillaume Du Val succéda au précédent en 1391, suivant le P. Le Large, assista aux États de Vannes en 1398 #»t mourut en 1405.

Guillaume Le Flo fut en 1406 recommandé au duc Jean V par l'antipape Benoît XIII. Le duc reçut cet abbé, et le mit au nombre des conseillers. Guillaume se démit en!426 et mourut au mois de juillet 1427.

Guillaume Boutier, conseiller et aumônier du duc Jean V fut en 1426 pourvu de l'abbaye de Beaulieu par le pape Martin V, sur la démission de son prédécesseur. Son mérite et ses bonnes qualités le firent élire deux fois évêque de Saint-Malo, mais elles ne furent pas assez connues du pape pour en obtenir des bulles : de sorte qu'après bien des poursuites faites par le duc, par les chanoines de Saint- Malo et par l'abbé même, il fut obligé de rayer de ses titres celui d'élu de Saint-Malo. On ne sait pas précisément l'année du décès de cet abbé, qui vivait encore en 1467.

Marc Gruel succéda à Guillaume Boutier, son parent : il possédait cette dignité en 1470 et 1476, selon quelques actes de son abbaye.

Guy le Lionwais, chanoine de Rennes, obtint l'abbaye de Beaulieu en commende, vers l'an 1477, et fut élu évêque de Rennes, en 1301, à la place de Michel Guibé ; mais les chanoines, ayant su que la cour n'approuvait pas ce choix, rétractèrent, le 3 mars de la même année, tout ce qu'ils avaient fait à ce sujet. Gui se démit de son abbaye en 1517 en faveur de Mathurin Glé, son neveu. Le pape Léon X admit sa résignation, à condition qu'il se réserverait le titre de commendataire et la jouissance de tous les biens de

l'abbaye. Gui mourut le 18 juin 1528 et fut inhumé dans son église.

Mathurin Glé, religieux de l'abbaye de Beaulieu, fut pourvu de la cure de Mégrit par le cardinal Briçonnet le 13 mars 1504. Le pape Léon X lui donna l'abbaye de Beaulieu le 25 janvier 1517, aux conditions marquées cidessus. En qualité d'abbé de Beaulieu et de prieur des prieurés de Mégrit et de Corseult, il assista aux Étais de la province, ouverts le 24 septembre 1522, Gui le Lionnais, son bienfaiteur, étant décédé en 1528, il entra en jouissance du revenu de l'abbaye, dont il n'avait eu jusqu'alors que le titre. Il assista au couronnement du duc François, dauphin de France, en 1532, et mourut en 1545.

Simon de Maillé n'eut d'abord que l'économat de Beaulieu, mais il en fut fait abbé en 1456. 11 prêta le serment de fidélité au roi, en cette qualité, dans le courant de l'année 1551 ; fut placé sur le siège de Tours en 1554, se démit de son abbaye en 1571, et mourut archevêque de Tours en 1597.

Urbain de Rotais fut pourvu en 1571, suivant le P. Le Large ; conféra la cure de Goudelin, près Ghâtelaudren, en 1583, et vivait encore en 1595.

Claude Glé, sieur de La Roche, conseiller-clerc au parlement de Bretagne, était abbé en 1599, et fit serment de fidélité au roi dans sa chambre des comptes de Bretagne en 1600. On ne sait en quelle année il mourut.

Charles de Bodrgneuf, transféré de l'évêché de Saint- Malo à celui de Nantes, fut pourvu de l'abbaye de Beaulieu vers l'an 1608, et mourut à Chartres le 6 juin 1617.

Gilles Gasselin, chanoine de Saint-Germain de Mortain et aumônier de la reine Marie de Médicis, obtint du pape Paul V l'administration de l'abbaye, par bulles du 18 décembre 1617, et mourut en 1624.

François Langlois, de la maison du Prémorvan et du Plessis-Meen, en Bretagne, fut nommé à l'abbaye de Beaulieu en 1625. Mais, s'étant attiré quelques fâcheuses affaires, il fut arrêté, mis en prison à la Bastille, sous le

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