‹ Vieux oursonsChapitre 4 sur 34 · L'ENFANT · texte numérisé non relu

L'ENFANT

Je ne sais que t'aimer.

Je ne sais pas bénir ! Dis ! tu veux t'enfermer,

UNE VEILLÉE AU CARMEL l3

Je ne te verrai plus jamais!... jamais! méchante,

Tu ne veux donc plus que le petit oiseau chante,

Car j'étais le petit oiseau de la maison,

Tu sais, quand tu ne songeais pas à la prison !

Qui te fera sourire encore, si tu pleures?

Quels baisers sur ton front sauront compter les heures,

Comme je le faisais en t'éveillant? Pourquoi

T'éloigner à jamais d'eux, qui t'aiment,... de moi?

Pourquoi, lorsqu'en rentrant j'aurai fermé la porte,

M'obliger à penser que mon Irène est morte.

Elle l'étreint sur son cœur.

L'AMOUREUX

Ah ! laissez-vous fléchir ! l'épreuve a trop duré; Voyez, par vous combien de douleurs!...

IRÈNE {se dégageant)

J'ai juré !...

Elle retourne à son prie-Dieu; toute sa famille sort, tandis que les Carmélites chantent une prose.

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