‹ Vieux SaxeChapitre 14 sur 64 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

SILVIAet HORTENSK, qui ont entendu les derniers mots de la

conversation, puis ARMAND, AGÉNOR, LE MARÉ- CHAL, LE COMMANDEUR.

SILVIA , portant la main à son cœur.

Ah ! mon Dieu!

HORTENSE

Ah! les mauvais plaisants! (A Agénor qui entre en ce moment avec les autres, d'un ton sec.) ToUS mCS COmpIimeUtS, MonsicUf le Baron! (Mouvements divers.)

SILVIA , à Armand qui s'approche d'elle anxieusement.

Je crois.... que je suis bien heureuse, Monsieur le

Comte.

LE COMMANDEUR

Eh bien, mes Jeunes amis, il me semble qu'on voit dans votre jeu.

AGÉNOR

Ce sont ces satanés laquais qui ont dû bavarder!

LE MARÉCHAL

Vous voyez bien que je n'avais pas tort de blâmer ce déguisement. Il n'a pas trompe longtemps vos liancées,

et peut-être le regrettent-elles. (Hortense hoche latête.)

ARMAND

Est-il vrai, Mademoiselle Silvia, et ne vous semblet-il pas lire mieux dans votre cœur, et saisir la cause de ce trouble délicat que nous ressentions ensemble?

SILVIA, rougissant.

Oh! si Monsieur le Comte.

AGÉNOR , à Hortense.

Et vous, Mademoiselle, me pardonnez-vous ce petit stratagème qui vous explique les attentions que je vous témoignais?

Elles me faisaient en effet douter de quelque chose, ainsi que l'indifférence qu'avait pour moi mon fiancé

apparent. (Elle pince Armand.)

AGÉNOR

Le lui pardonnez-vous, Mademoiselle?

HORTENSE , levant les yeux au ciel.

Il le faut bien, faisons provision d'indulgence, nous en aurons peut-être besoin quelque jour!

SILVIA

Ah! ma chère Hortense, que je suis heureuse, et comme je sens que je vais aimer Armand.

HORTENSE , à part.

Et moi donc!... Mais voilà, quand on n'a pas ce que l'on aime, il faut... (Tendant à Agénor sa main.) Mousieur le

l3aron ! (Agénor lui baise la main. )

LE MARÉCHAL

Eh bien, mes enfants, puisque tout se dénoue heu-

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reusement et plus vite que je ne le croyais, à table et buvons à vos fiançailles.

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