‹ Vieux SaxeChapitre 35 sur 64 · I.A SURPRISE DE l'aMOUR i · texte numérisé non relu

I.A SURPRISE DE l'aMOUR i

LE CHEVALIER

Quoi !... Vous!... Serait-il possible!... Mais, mon pauvre Abbé, que va dire la Marquise de tout ceci?... l'abbé.

Et que m'importe la Marquise, lorsque je ne pense qu'à elle, je ne vois qu'elle, je ne désire qu'elle! Ah! Chevalier, la reine des grâces, la fille de Vénus!... Vous ne la connaissez pas comme je la connais, un ange d'innocence, un trésor de pudeur, un miracle...

LE CHEVALIER, narquois.

Etes-vous bien assuré de penser à elle, quand vous m'en tracez ce portrait surprenant... ou à la Comtesse? l'abbé.

Je ne nie pas que la Comtesse ne m'ait longtemps paru digne de mes empressements, et, vive Dieu! votre bonheur ne laisse pas encore que de me paraître singulier!... Parbleu, Chevalier, il y a un mois j'aurais accepté de vous un tournoi d'un nouveau genre, et je gage que je vous aurais disputé, non sans quelque espoir, le cœur de cette charmante beauté.

LE chevalier, à part.

Peste soit du petit maître!... ( Haut. ) Vous voyez que la réalité, mon cher, ne s'accommode pas à vos désirs. Patientez, et je serais heureux, quand le jeu ne me plaira plus, de vous donner pour sa conquête les conseils que j'aurais pu également vous donner pour celle de la Baronne.

l'abbé , à part.

Peste soit du fat ! ( Haut. ) M'instruirez-vous aussi , mon

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heureux Chevalier, des nioyens, pour ne pas les suivre, de perdre ces belles conquêtes?

LE CHEVALIER

Qu'entendez-vous par ces paroles?

l'abbé.

Puisque le Comte vous a supplanté dans le cœur delà Baronne, pensez-vous qu'un autre ne le pourra pas dans celui de la Comtesse?

LE CHEVALIER

Je le voudrais bien voir! Mais vous-même , mon petit Abbé, est-ce pour longtemps que vous vous croyez aimé de la Baronne?

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