‹ Villegiatures d'artistesChapitre 4 sur 18 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

(Tune proue, fend Veau, tandis qu'ils se poussent en avant par des coups de leurs pattes palmées.

Le décor est enchanteur.

Des voûtes d'ombre dont Vœil ne pénètre pas la profondeur sont quasi des passages, comme des tunnels de feuilles, conduisant à d'autres miroirs liquides.

Les chants des oiseaux, clarifiés par toute cette eau, ont, en cet endroit, une exquise fraîcheur, leur gazouillement, qui anime seul le pajsage, s'envole en des trilles gracieux, ailés presque...

Qui donc est venu en ce chemin de pourtour où nous sommes ?

Quelles paroles ont été dites ?

Les galanteries de M. de Voltaire se sont évanouies dans l'atmosphère aussi bien que le visage de Mlle Poisson s'est

effacé de Vonde dans laquelle elle se mirait. « La nature seule est restée », selon l'éloquente et mélancolique romance de Lamartine, et la beauté, l'amour, la mignardise, la volupté, tout cela nous révoquons et le retrouvons dans le charme intense que nous procure la pièce d'eau qui somnole en ce coin de parc.

Pompadour, vous embellisse^ La cour, Parnasse et Cythère, Charme de tous les cœurs, trésor d'un seul mortel...

Le poète galant in a commis ça et là un tas de jolis petits vers pour celle qu'il avait nommée « la belle Pompadourette », il se souvient de

Ce Tokai dont Votre Excellence Dans Etiolles me régala...

Est-ce en mémoire de cela qu'il l'appelle aussi « la divine d' Etiolles ».

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