‹ Villemarie [microforme]Chapitre 16 sur 68 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

voisinage du fort pour les ouvriers qui avaient leur faruille; les champs cultivés par M. de Maisonneuve donnaient des récoltes abondautes. D'un autre côté, plusiours des ouvriers dont l'engagement était fini demandaient à se fixer sur les lieux, et, par conséquent, à recevoir des concessions de terrains. Mais il fallait en même temps leur assurer les droits de ci-

toyens en leur procurant les avantages qui découlaient.

du système seigneurial et de l’organisation civile de la communauté,

Nous sommes donc autorisé à croire que, pendant son voyage en France, M. de Maisonneuve fit connaître ces questions, et reçut l'autorité nécessaire pour les régler. Toujours est-il qu'à son retour, il distribua différentes charges, comme je viens de le dire. Jean de Saint-Père fut nommé notaire et greffier du tribunal, avec Lambert Closse pour substitut, Gilbert Barbier, assesseur et procureur fiscal ; Charles Le Moyne, interprête de la langue iroquoise, fut confirmé dans. ses fonctions de garde-magasin.

Puis commencèrent les concessions de terres. La première fut accordée à Pierre Gadoys, le 4 janvier- 1648, par un acte authentique, et, qui est aussi le premier du greffe des notaires ; dans l'ordre chronologique, Gadoys se trouve le premier propriétaire de l’île de Montréal. Les autres concessions suivirent, à mesure qu'il se présentait quelqu'un capable 43 commencer un établissement. Parfois, elles étaient accordées dans le contrat de mariage du jeune colon. Ce simple don a souvent causé plus de bonheur que ne font au- . jourd’hui les plus riches bijoux étalés dans les corbeilles de la mariée.

Quand j'aurai dit que l'Hôpital reçut deux cents:

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