INTRODUCTION VIT
zèle, est-ce que leur figure se confond dans un même idéal ?
Si M. Dupuy n'avait pas dû s'arrêter, il aurait pu nous signaler, parmi les humbles colons, Gorry, Barbier, Saint-Père, Laforet, et tant d’autres qui se livraient tranquillement à leurs travaux quotidiens, comme s'ils n'avaient pas su que l’Iroquois était à leurs côtés, ‘aché derrière un buisson, un pli de terrain, les menagant d'une mort certaine, Ces hommes étaient simplement des héros.
Parmi tant d'actes de vertu. de courage et de dévouement qui fleurissaient pour lé ciel, comme autant de fleurs aux couleurs etaux parfums variés, il fallait choisir: c’est ce que M. Dupuy a fait avec un soin et une délicatesse dont ses lecteurs lui sauront gré.
Les Petites fleurs religieuses du vieux Montréal ne sont pas—le titre l'indique assez elairement-—une nistoire complète de notre ville: c’est le récit, mis à la portée de tous, de l'époque héroïque de cette histoire. Nous y voyons les principaux personnages dont les noms xont connus, mais non pas encore assez, populaires ; ils parlent, ils agissent, nous sommes témoins de leurs actes de vertu, nous assistons à leurs combats: c'est le vieux Montréal en quelque façon qui passe sous nos regards.
L'ouvrage se recommande par l'intérêt des événements, sans compter le charme que M. Dupuy a su y répandre par sa manière üe narrer. Les Petites fleurs devront donc se trouver, à Montréal, je ne dirai pas dans les bibliothèques, mais dans les mains de tout le monde,
Nous ne connaissons pas assez nos ancêtres, ni tous les titres qu'ils ont à notre admiration. Ces titres, tout