RE
ER
FERA Bt
PR es
te
nison et Charles le Moyne, garde-m magasin et interprète, mettaient souvent la main à la charrue, Jean de Saint-Père, premier notaire de Villemarie, bâtit lui-même sa maison, 2t Gilbert Barbier, procureur fiscal et assesseur de justice, construisit la plus grande partie des maisons de l'ile de Montréal, soit par lui-même, soit par les ouvriers qu'il forma. Les femmes, les Religieuses se livraient à tous les travaux que leur sexe leur permettait, C'est aimsi que Marie Barbier, la première Canadienne reçue par la sœur Bourgeoys dans la Congrégation Notre- Dame, allait, revêtue &e l'habit de l’Institut, varder les vaches à une demi-lieue de Villemarie et portait sur son cou le blé au moulin, d'ou elle rapportait la farine. D’autres sœurs travaillaient de même. D'ailleurs le travail des mains était l'occupation ordinaire des premières compagnes de la sœur Bourgeoys qui, suivant la sœur Morin, s'occupaient jour et nuit à coudre et à tailler, pour habiller les femmes et vêtir les sauvages, tout en faisant la classe aux enfants. Par suite des nouvelles conventions passées entre M. de Maisonneuve et les colons, ceux-ci devaient s’entretenir eux-mêmes et travailler à leur profit. Donc, quand ils travaillaient pour la compagnie, elle devait leur payer des gages, Aussi, le 21 décembre 1654, Fiacre Duc harme et son associé Jean Vallets s ‘oblige alent-1ils, par contrat, à monter les fusils et les pistol &s dont M. de Maisonneuve aurait besoin, moyennant trois livres dix sous pour les fusils et deux livres pour les pistolets. Par suite aussi de ces conventions, la compagnie cessa de donnex aux colons les soins d'un chirurgien. I} fut alors convenu, en présence de M. de Maisonneuve, qu Etienne Bouchard, chirurgien, panserait et médicamenterait chaqre famille : mari, femme, enfants nés
np corne ramener 25 mr Mn rEUpEE song ve
ou à naître, à raison de cent sous par an qu'il recevrait du chef de la maison. Le jour même où fut passé ce contrat, 80 mars 1655, vingt-s1x familles s’abonnèrent ; d’autres suivirent bientôt cet exemple.
Depuis 1644, les colons de Villemarie élisaient à la majorité des voix un d'entre eux, comme procureur-syndic pour agir au nom de tous et gérer les intérêts communs. Il ne pouvait être élu pour plus de trois ans et avait le droit de représenter au conseil, établi pour gérer les affaires du Canada, les intérêts de la corporation et d'y avoir voix délibérative pour ces matières. D'après un arrêt royal de 1648, les procureurs syndics ne pouvaient emprunter aucune somme au nom de leur corporation sans l'autorisation expresse du conseil.
Voici comment se faisait l'élection du procureur-syndic. On demandait d’abord au Gouverneur l'autorisation de se réunir ; puis les citoyens réunis, le greflier des seigneurs dressait un procès-verbal, énonçant le motif de l'assemblée et y inscrivait, les uns au-dessous des autres, les noms des citoyens qui semblaient les plus dignes. Chaque assistant marquait alors ou faisait mar-
uer d’un trait de j'lume le nom de celui à qui 1] donnait son suffras'e ; on comptait ensuite les suffrages ainsi exprimés et celui qui en avait obtenu le plus grand nombre, était élu. Non prédécesseur lui remettait tous les papiers intéressant Villemarie ; parmi lesquels se trouvait toujours depuis 1651 le contrat du 2 octobre de la même année, par lequel M. de Maisonneuve leur avait accordé au nom des seigneurs quarante arpents de terre pour servir de commun.