CONFRÉRIE MILITAIRE DE LA TRÈS SAINTE VIERGE
À cette époque, 1654, les colons de Villemarie étaient, comme au début de la colonie, remarquables par leur charité et leur piété. La sœur Morin en témoigne ainsi : “ Rien ne fermait à “clef en ce temps-là, ni les maisons, ni les coffres, ni les caves ; tout demeurait ouvert sans que personne eût à se repentir de sa confiance. Ceux qui jouissaient de quelque aisance s'empressaient d'aider les autres, et leur donnaient spontanément, sans attendre qu'ils réclamassent leurs secours, se faisant, au contraire, un plaisir de les prévenir et de leur donner cette marque d'affection et d'estime. ” Deux messes étaient à cette époque célébrées à Villemarie par les deux Pères Jésuites qui y résidaient, La première était pour les hommes, et aucun n’y manquait à moins d’avoir des empêchements les plus légitimes. La seconde, célébrée à huit heures, était pour les femmes.
Parmi cette population si chrétienne, et qui pour se défendre contre les [roquois était constamment obligée d'être sur ses gardes, M. de Maisonneuve forma une confrérie de soixantetrois colons qui avaient comme privilège de veiller plus spécialement au salut de tous. Les confrères, exposant sans cesse leur vie pour le salut y)
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