‹ Villemarie [microforme]Chapitre 5 sur 68 · EL · texte numérisé non relu

EL

Le savant abbé Faillon a raconté dans plusieurs ouvrages les détails de ce qu'il appelle la vocation de Montréal: peu de villes peuvent se vanter d’avoir une origine aussi extraordinaire que la nôtre.

Un siècle s'était écoulé depuis le voyage de Cartier; Hochelaga et ses ‘“ belles grandes campagnes pleines de blé” (1) avaient disparu et étaient oubliés : personne ne semblait plus songer à cette île d'où la crainte des Iroquois éioignait tout le monde.

Deux hommes cependant commençaient à s'en occuper, à l'insu l’un de l’autre, un prêtre déjà éminent, et un humble laïque, père d’une nombreuse famille; le premier à Paris, le second dans la petite ville de la Flêche. Tous deux, dans les élans de leurs prières, éclairés d’une lumière qui échappe aux lois ordinaires

de la critique, reçurent, sur l’île de Montréal et sa :

situation, une connaissance aussi nette et aussi précise que s'ils l'avaient visitée; ils connurent les desseins

(l) Deuxième voyage de Jacques Cartier.

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