INTRODUCTION. IX
de Dieu. Se rencontrant un jour au château de Meudon ils s'embrassent, se nomment mutuellement par leurs noms. Puis se retirant à l'écart, ils s’entretiennent de leurs desseins et de leurs inspirations ; il faut procurer la gloire de Dieu dans la Nouvelle-France, dans l’île de Montréal.
La société de Montréal existait, la fondation de Villemarie était décidée.
Bientôt MM. Olier et de la Dauversière s'associent quelques-uns de leurs amis: le baron de Fancamp, le baron de Renty, et deux autres personnages qui ont voulu demeurer inconnus. Les fonds sont fournis généreusement par la petite société, qui n’impose son projet à personne ; loin de demander aux autres des actes d’une générosité plus ou moins volontaires, et de se réserver le mérite du succès, ce sont les associés qui fournissent à toutes les dépenses, qui supportent toutes les fatigues nécessaires pour mener à bonne fin une entreprise aussi importante,
Nous citons ici les points principaux d’un acte qui résume leurs vues et leurs projets. On verra qu’ils n'avaient rien laissé au hasard, mais qu’au contraire, ils avaient tout prévu et réglé d'avance.
Ce document n’est pas inédit, sans doute (1); mais il n’est pas encore assez connu : c'est la première pièce officielle qui doit figurer en tête de l’histoire de la ville de Montréal, la première par la date, la première par l'importance historique.
(1) M. Faillon l’a publié dans l'Histoire de la Colonie frangaise, t. 1, p. 401, et dans la Vie à: M. Olier, avec quelques variantes dans le texte.