VII. LIS wsi'; VTIQUES
MMiillante,du fer rouée, de l'immersion dans un bassin, de la croix, du xHiilut judiciaire , avaient été si sourt'iit contraires au bon droit, nue l'on lima mieux s'en tenir aux décisions l'un tribunal. Les lois criminelles de temps barbares ne s'étaient pas failleurs appliquées d'une égale malière à tous les états delà société; et es institutions qui avaient permis Je racheter par une composition né- ■uniaire la plupart des délits et des snraes, variaient le taux de cette nnende, d'après le rang des victimes ît celui des coupables.
Du moins en traduisant tous les iccusés devant des tribunaux qui n'adnettaient aucune acception de classe, ie fortune et de personnes, et qui (baisaient sur toutes les tètes un même niveau, on avait paru obéir à in sentiment d'équité plus impartial; nais on était tombe dans le péril le 3lus grave, en abandonnant le sort des accuses à des juges qui n'obéissaient qu'a d'ignorantes préventions, ?t que l'esprit du temps où ils vivaient allait rendre impitoyables.
Quelle tolérance pouvait-on espérer [Je ceux auxquels la plupart des causes religieuses étaient soumises, quand les nations entières marchaient contre les infidèles, quand les hérétiques étaient frappes d'excommunication et proscrits par les lois , quand l'inquisition organisait ses tribunaux , et lu'on semblait attiser par des bûchers les flammes de l'enfer auxquelles on iévouait tant d'infortunes? Ce génie persécuteur était devenu celui des tribunaux wehmiques ; et, pour comble de maux, la religion dont on dénaturait les principes les plus saints ne servit plus que de voile pour couvrir les secrètes inimitiés ou les passions aveugles, et pour justifier les plus absurdes accusations : déplorables calamités , qu'éprouvèrent nonseulement toutes les villes de Westphalie attachées à la Ligue Anséati- [jue, mais encore celles du >"ord, sur lesquelles les tribunaux secrets de cette contrée voulurent étendre leurs attributions, sans que l'éloignement
de ces \illes et les franchises dont
elles jouissaient pussent les mettre a l'abri d'une autorité si tvrannique.