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Vinet

En renouvelant connaissance avec Alexandre Vinet, à l’occasion du centenaire de sa naissance (17 juin 1797), qui coïncide avec le cinquantenaire de sa mort (4 mai 1847), j'ai cru initier quelques personnes à son interprétation du Nouveau Testament, et, sur la demande qui m'en est faite, je livre ici un fragment de ce cours public professé à l’Université de Lausanne, de novembre 1896 à mars 1897.

Mais n’y a-t-il pas quelque exagération et même quelque injustice à imposer ce titre à un homme autrement connu sous tant et d'excellents rapports? Il ne l’a jamais revendiqué, celuilà, pas plus que ceux d’individualiste, de penseur, d’apologiste, de critique, qui lui sont restés et dont se serait offusquée sa modestie, son humilité chrétienne.

Interprète pourtant, il l’a été, dans le domaine littéraire certainement. Sa carrière de professeur et d'écrivain, il l’a passée, trente années durant, à interpréter, de vive voix ou la plume à la main, de nombreux auteurs français; preuve en soit la plupart des volumes issus de ses leçons de Bâle et de Lausanne, ou de ses articles au Semeur de Paris. Sa pénétration dans une œuvre va jusqu’à l’individualité de celui qui l’a conçue et rédigée. De là sa satisfaction quand il peut dire : « Les Pensées de Pascal nc sont point un livre. Elles sont, s’il faut leur donner un nom et les qualifiar, elles sont Pascal lui-même, tout

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