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LA JEUNESSE CATHOLIQUE

do chez nous, reconnaissez vos frères aînés clans ces jeunes chrétiens que réunit chaque semaine la chapelle do la Sainte Vierge de Saint-Sulpice, et qui un jour auront l'honneur d'être bénis et communies de la main de Pie VII. Ces étudiants, d'une espèce rare et presque unique alors, étaient en même temps les premiers entre les lauréats de l'Université impériale. Et c'était bien ainsi que l'entendait leur directeur, le P. Delpuits, quand familièrement il leur disait cette parole que je vous livre : « Voyez-vous, mes enfants, par nous-mêmes nous ne « sommes rien. Mais il ne faut pas qu'on puisse dire que les « chrétiens sont plus bêtes que les autres! »

Voici 1830. La liberté de l'Église est inscrite dans la Charte. Qui donc prendra en main l'arme de la parole et de la plume pour la l'aire passer dans les lois, dans les faits? Montalembert n'avait pas encore vingt-cinq ans, quand lui et ses amis fondèrent cette école libre dont ils s'improvisèrent les maîtres, dont ils se firent ensuite les courageux défenseurs à la Chambre des pairs étonnée de tant d'éloquence et d'audace. Fils courageux de l'Ecole libre, vous aussi, à votre tour vous êtes venus ici, vos pas dans les pas de ces brillants devanciers.pour y être, dans les combats d'aujourd'hui, l'avant-garde intrépide de la même liberté.

Voici 1831. La religion c'est la charité. « Or ça, nos amis, si nous sommes chrétiens, montrons-le, faisons-en les oeuvres, allons aux pauvres! » Qui a dit cela, Messieurs, qui a fait cela? Ozanam. Laitier, Lamache, des étudiants, qui fondent, puis propagent en France, partout, les Conférences de Saint-Vincent-de-Paul. Vous avez été comme eux, Messieurs, et vous èles encore après eux, la jeune avant-garde de la charité.

\ oici 1834. « Monseigneur, donnez-nous, faites donner à la jeunesse des Ecoles un enseignement religieux qui réponde à sos plus généreux et religieux élans! » Qui donc va porter celle requête à l'Archevêque de Paris, pour obtenir de lui la parole de Lacordaire, et. par lui, les immortelles Conférences de Notre-Dame ? C'est la même jeunesse, les mêmes étudiants catholiques, vos aînés. Vous fûtes par eux à l'avant-garde des triomphes de la doctrine et de la vérité.

Voulez-vous que nous entrions dans la période historique Buivante? Ah! c'est l'autre versant du siècle, c'est l'ombre cl le déclin des choses. Le second Empire a laissé se faire l'impie déprédation des Étals de l'Église. Qui donc se lève

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