‹ Vingt-cinq années de vie littéraireChapitre 32 sur 144 · LXXXVIII · texte numérisé non relu

LXXXVIII

à retenir, dans un passage qui nous semblait très important y une ou deux lignes abstraites, oii la première métaphysique de M. Barrés se laisse entrevoir. Les jeunes lecteurs^ s' il en est, qui seraient assez murs pour s^ arrêter à la méditation de ces lignes^ trouveront une ample et décisive réponse aux objections quelles feraient naître, dans les fécondes remarques de M. Charlaix {pf. lxxvi-lxxxi) .

Dans un premier chapitre^ nous avons recueilli ce que M. Barrés appelle ses Sources, cest-à'^ire les expériences premières autour desquelles son œiii^re littéraire s'est lentement cristallisée. On a suivi autant que possible, dans ce chapitre, l'ordre chro^ nologique, pour que cette chaîne d'impressions et de souvenirs formât une sorte d' autobiographie.

Ce qui vient d'être dit dans notre préface explique suffisamment le sujet du second et du troisième chapitre : culte et critique des héros; le miroir lorrain.

Viennent alors^ un chapitre consacré aux paysages barrésiens^ un autre aux stances, méditations et examens de conscience, en un mot aux fragments proprement lyriques oit nous croyons qu'il est plus facile de discerner le rythme de la pensée barrésienne.

Nous avons groupé dans le sixième chapitre quelques pages plus objectives qui nous montrent M, Barrés complètement dégagé de tout retour sur luimême et s' abandonnant aux plaisirs aigus de la vision,

U avant-dernier chapitre « Les disciplines » nous montre la méthode éducative, et le dernier, la philosophie de M. Barrés,

Presque tous les ouvrages de M. Barrés ayant été

mis à contribution^ le lecteur ne sera pas fâché d'en trouçer ici la liste, disposée diaprés V ordre chronologique y et accompagnée de quelques éclaircissements.

Sous Toeil des Barbares, — son premier ouvrage — paraît chez Lemerre à la fin de iSSS^. CPest le récit symbolique des années d^ apprentissage d' un jeune homme de notre temps. Nous aidons cité de ce livre^ la célèbre prière qui le termine, et tout le chapitre intitulé Paris à vingt ans, oii V auteur exprime^ en termes un peu i'ifs, la désillusion que lui causèrent dès lors quelques-uns de ses héros. Le vénérable vieillard qui figure ici., a ce causeur divin, qui constitua des doubles à toutes les certitudes et dont le contact exquis amollit les plus rudes sectaires », nous avons pris, de nous-mêmes, la liberté de lui donner son vi'ai nom , ^ et ' c* est ainsi que Von retrouvera le M. X... de Sous l'œil des Barbares, dans le paragraphe du chapitre des héros qui est consacré à M, Renan.

Un homme libre (1889) a été analysé dans la préface. Nous en reproduisons plusieurs passages , notamment^ le chapitre sur la Lorraine, et la méditation sur Sainte-Beuve. On trouvera aussi dans la préface quelques indications sur le Jardin de Bérénice (1891).

Ces trois volumes forment ce que M. Barrés appelle la trilogie du culte du moi. U auteur a expliqué le

I. Ce qui n'infirrae pas l'exactitude du présent titre Vingi-cin(£ années de t^ie littéraire, M. Barrés ayant débuté dans les lettres, articles de revue, brochures, presque ù sa sortie du lycée de Nancy.

Page 1