‹ Vingt-cinq ans de littérature françaiseChapitre 52 sur 83 · II. — Les Journalistes politiques · texte numérisé non relu

II. — Les Journalistes politiques

On dit souvent qu'il en va de l'article politique comme du discours, amphore vide où demeure à peine un insaisissable parfum. Mais un Paul-Louis Courier ou un Louis Veuillot démentent cette opinion et prouvent par l'exemple qu'un journaliste politique s'élève parfois jusqu'à la gloire. Et si l'on peut se contenter de citer un Camille Pelletan, un Joseph Reinach, un Arthur Ranc, un Alphonse Humbert, un Cornély, dont les écrits déjà ont péri (^), il faut s'attarder auprès de certains polémistes, partisans ou doctrinaires, qui semblent devoir laisser une trace durable. Nous négligerons de parti pris la plupart des hommes politiques qui se sont servis du journal pour soutenir leur action de tribune ou ceux que leurs seuls titres parlementaires ont introduits dans la presse, sans quoi il nous faudrait nommer un trop grand nombre d'écrivains négligeables. D'autre

(i) Il faut cependant mettre à part les chroniques, souvent pesantes et encombrées de citations, mais érudites et sagaces, que M. Joseph Reinach pub'ia dans le Figaro pendant la guerre, sous le pseudonyme de Polybe, et les meilleures pages du comte Albert de Mun.

Jean Lorrain, à Béziers (21-27 août 1900)

ANS

part, qu'un Millerand, un Briand, un Poincaré aient écrit des articles, il importe assez peu. Leur œuvre réelle est ailleurs ; s'ils se proclament journalistes à la fin de quelque banquet professionnel, c'est seulement de quoi flatter les convives. Leur vrai journal est le Journal officiel, quelque talent d'ailleurs qu'ils aient pu montrer en leurs articles.

Toutefois, ne faut-il pas faire une exception pour M. Jaurès, par exemple — dont les articles quotidiens eurent les qualités et les défauts de ses discours, et furent donc souvent remarquables — et pour M. Georges Clemenceau qui, toute sa vie, eut un journal, V Aurore après la Justice, le Bloc, qu'il rédigeait

seul, après V Aurore, et puis à nouveau VAu- ^ rore, et enfin V Homme libre, mué en Homme

enchaîné pendant la guerre. M. Clemenceau écrit parfois très bien et parfois mal, suivant qu'il s'interdit ou se permet un jargon philosophicosocial insupportable. Mais qu'il prenne au collet un chef de gouvernement ou un ministre, ou un responsable quelconque, quelle belle dispute et quel vert et vif langage ! Si plus tard on publie des morceaux choisis de Clemenceau, il en faudra bannir tout ce qui n'est point polémique.

M. Edouard Drumont atteignit d'un coup une notoriété universelle par la France juive, fonda la Libre Parole en 1892 et mourut presque oublié pendant la guerre. Ce fut un grand polémiste, plus remarquable peut-être par son tempéraent que par son style. Si la postérité lit ses ouvrages, ce ne sera point pour trouver un plaisir littéraire. Ses articles sont des sortes de causeries où il n'use que d'un vocabulaire restreint, sans recherche ni spéciale élégance, mais ils ont de l'entrain, et le fait est qu'ils séduisirent un grand nombre de lecteurs. M. Edouard Drumont se répétait sans lassitude, et à propos de tout événement entamait la même antienne. Son succès peut être expliqué par cette monotonie même. Car un polémiste doit, pour se faire entendre, recommencer perpétuellement la même attaque. Lorsqu'il s'interrompait pour causer, parler du vieux Paris qu'il aimait, ou silhouetter quelque personnage qu'il avait connu, il charmait aisément. L'ancien chroniqueur de la Liberté, du Petit Journal et du Bien Public se réveillait alors un instant.

Edouard Drumont

fbot. Nailar

LE JOURNALISME ET LES JOURNALISTES

Catholique ardent, il semble n'avoir point compris la théologie. A la fin de ses jours, aveugle et malade, il gémissait de la défaveur divine.

M. Paul de Cassagnac écrivit d'une plume qui était tantôt une épée et tantôt un bâton, tous les jours, dans V Autorité qu'il dirigeait, des articles contre la République. Une verve puissante l'animait et lui soufflait des phrases violentes. Lorsqu'il en avait tracé une, il allait à la ligne, et traçait la suivante. Aujourd'hui encore, on ne peut les relire sans ressentir une certaine excitation.

Urbain Gohier a un style clair, aigu et net, qui est l'outil nécessaire à son tempérament passionné. Ses phrases précises et mordantes se

hâtent l'une derrière

Paul de Caspagmac

Urbain Gohier

mmJ^

l'autre, mais sans bousculade, en ordre impeccable. En brefs bataillons, elles montent à l'assaut, haletantes et animées d'une frénésie froide et résolue. M. Urbain Gohier n'aime pas la période et n'abuse pas des épithètes. Et pourtant il peut atteindre à une émouvante éloquence. On ne se défendra pas de citer la fin d'un court pamphlet Contre V Argent, où sa manière se découvre avec évidence :

« Si vous avez quelque énergie au cœur, ne redoutez pas, ne calomniez pas la misère...

« De quoi voulez-vous être fiers ? D'un coffre-fort ou de vous-même ? Il faut choisir.

« Vous voulez vivre ; vivre, c'est agir ; et l'or est un puissant levier.

« La misère aussi, qui donne l'indépendance.

«Il est fort, l'homme qui dispose de quelques millions, mais il est redoutable, l'homme qui n'a pas de besoins, qui n'a pas de liens, qui n'a pas de crainte, et qui garde une âme ferme, une pensée lucide, l'œil juste et la main prompte.

Gustave Téry

« Restez pauvres.

« Si vous êtes privés des filles d'Opéra, du salut gouailleur des laquais, de l'obsession des parasites, de l'envie des faquins, de la trahison de vos amis, vous ne manquerez pas cependant de quelques satisfactions.

« Vous sentirez les vivifiantes secousses de la colère, et les fortes jouissances du mépris. »

Ainsi écrit M. Urbain Gohier, sur le mode péremptoire et catégorique, en phrases courtes et serrées, qui ont parfois une fermeté romaine. Un grand nombre de ses articles ont été réunis en des volumes dont le plus retentissant fut V Armée contre la Nation. Lorsqu'il quitta V Aurore^ il alla passer quelques mois en Amérique, d'oîi il rapporta un très curieux ouvrage d'observations, qui est encore une œuvre de journaliste.

M. Gustave Téry a un talent fort diiférent : fin, narquois, ironique, spirituel, ce normalien mena les plus violentes campagnes sans que sa phrase cessât de sourire en quelque manière. Au service de ses colères et de ses indignations, il a mis une plume adroite, souple et élégante. Il a lu Voltaire et Courier. Il a très bien lu aussi Beaumarchais. Et enfin, c'est un compatriote de Renan. Il voile ordinairement sous cette quadruple malice la virulence de ses propos, et n'est jamais plus redoutable que lorsqu'il affecte la bonhomie. Ses articles sur M. Jaurès qui composent maintenant un volume, furent sans doute son chef-d'œuvre et montrent quelle aimable et trompeuse douceur peut prendre la polémique.

M. Robert de Jouvenel s'est fait connaître d'abord par la République des Camarades dont les chapitres sont autant de remarquables articles. Le premier de ses modèles semble être Chamfort, mais certainement aussi il connaît l'œuvre des grands journalistes du xix^ siècle. Il écrit avec une

impertinence séduisante, et sur la politique prin- Piot. Manuel

cipalement. * Robert de Jouxenel

LE JOURNALISME ET LES JOURNALISTES

Charles Maurras

M. Charles Maurras est un philosophe et un grand lettré qui eût pu, s'il l'eût voulu, rencontrer le succès hors des journaux. Il a préféré la besogne écrasante qu'il accomplit chaque jour et dont nul autre, sans doute, ne serait capable. En un style d'une solidité et d'une vigueur exceptionnelles, et d'une ardente gravité, il traite les problèmes politiques au long de deux, trois, parfois quatre colonnes quotidiennes. Sans .doute sa foi le préserve de l'épuisement. Épris de l'antiquité, familier, au surplus, de toute la poésie et de toute la prose de ce temps, fin critique, il connaît chaque mot dans son sens exact et sait à merveille quelle place il faut lui donner dans une phrase. Il laissera une œuvre considérable, où de nombreux disciples auront puisé des façons de penser, et auront pu apprendre le bon usage de la langue française.

M. Léon Daudet, dont le nom vient naturellement sous la plume après celui de M. Maurras, est un polémiste d'une verve cruelle, parfois bouffonne, parfois vengeresse, mais qui ne ménage rien. Pittoresque et truculent, ne redoutant point l'argot, habile à la caricature et expert en sobriquets, il bafoue ses adversaires en des articles souvent miraculeusement réussis. Dans les divers volumes de ses Mémoires, on trouve toutes ses qualités de journaliste, plus surveillées toutefois que dans ses chroniques quotidiennes. Il est su-, perflu de dire que l'auteur du Voyage de Shakespeare est un écrivain.

M. Jacques Bainville consacre à la politique étrangère un talent remarquable, dont la pre- LÉON Daudet mière vertu est la clarté. Peut-être est-ce là le

plus grand éloge qu'on puisse faire d'un journaliste. M. Jacques Bainville est promis à l'Académie. Comme en se jouant,

il met en quelques lignes à la portée du plus ignorant le problème diplomatique le plus ardu, mais ce n'est point là son seul mérite. Il est capable aussi d'écrire les études les plus hautes et les plus complètes, et tandis qu'il réfléchit sur les événements, il n'oublie pas de voir et de comprendre les hommes. Nul ne dessine une figure d'un trait plus sagace et plus juste.

M. Eugène Lautier, qui a écrit généralement sur la politique, eût pu être un reporter de premier ordre. Au moment de l'assassinat du roi de Serbie et de la reine Draga, envoyé à Belgrade par le Temps, il télégraphia des correspondances émouvantes et précises qui suffiraient à prouver son talent.

M. Franc-Nohain, charmant fabuliste, auteur gai, se guindé un peu, chaque

matin dans ses articles trop graves de VEcho de Paris ; mais il a d'autres titres que le journalisme à l'attention de la postérité.

M. Georges Pioch, chroniqueur politique, voudrait bien ne pas oublier les lettres et leur est malgré lui infidèle. C'est un romantique, qui parle une langue trop oratoire, mais experte en trouvailles verbales.

Les Reporters

jAcgiEs Bainville

Arroyo

Il nous est arrivé de nommer déjà des reporters : Adolphe Brisson, Pierre Giffard, Emile Berr, Séverine, d'autres encore. Et nous avons dit que Maurice Barrés fut le plus grand. Les genres du journalisme se sont mêlés et il n'est pas de chroniqueur qui ne trouve naturel, à l'occasion, de « faire du reportage », comme on dit. 11 nous reste pourtant à désigner quelques-uns des journalistes qui se sont plus spécialement dévoués à voir et à entendre. Beaucoup eurent un grand talent, méconnu encore dans une certaine mesure, ou déjà oublié.

Qu'on lise pourtant Le Turf, de Maurice Talmeyr, ou les Coulisses du Boulangisme, de Mermeix. N'est-ce point là reportage .?Et il faudra pourtant que les historiens des mœurs et de la politique consultent ces deux ouvrages. M. Maurice Talmeyr écrit en une langue colorée et évocatrice. M. Mermeix, l'homme le mieux informé des choses parlementaires et diplomatiques, apporte des renseignements si précis et si sûrs que les recherches de l'avenir n'y modifieront

LE JOURNALISME ET LES JOURNALISTES

sans doute pas grand'chose. Peut-être même un Chincholle, écrivain négligent, trouvera-t-il plus tard des lecteurs. Maurice Barrés, dans V Appel au Soldat ^ lui a fait, comme à Mermeix, de vastes emprunts.

Beaucoup de reporters sont des écrivains, encore que le télégraphe les presse et les contraigne à de hâtifs griffonnages. Se rappelle-t-on que M. Gaston Leroux, qui a abandonné le journalisme pour le théâtre et le roman d'aventures fut, entre 1900 et 1910, l'un des plus brillants journalistes parisiens ? C'était un chroniqueur jovial, qui excellait à amuser et à distraire le lecteur, en de spirituels articles pleins d'une fantaisie originale et qui ne sentaient jamais l'effort. On pourra s'en convaincre en feuilletant un recueil ancien déjà qu'il a intitulé Sur mon chemin. Mais c'était aussi un lyrique, prompt à sentir et à s'émouvoir tout en demeurant un observateur sagace. Lors de la première révolution russe, et pendant la campagne russo-japonaise, il envoya de Pétrograd au Matin des pages frémissantes que l'on voudrait relire et qui, comme tant d'autres, hélas ! ne reverront plus le jour. « La jeunesse de Moscou est morte!... » Nos neveux, peut-être, iront fouiller les collections des bibliothèques et retrouveront ces émois.

M. F.-J. Mouthon, avant de devenir le directeur du Journal, dirigea à Lyon la Fra?ice Libre, et puis entra au Matin, où il mena de célèbres campagnes, comme celle qui aboutit à l'arrestation de M"^^ Thérèse Humbert. Il savait ennoblir le moindre reportage par un style qui ne devait rien ni à Vohaire, ni à Diderot, ni à Fontenelle, mais qui empruntait sa force à l'éloquence sacrée. Il aimait les phrases somptueuses et les métaphores éclatantes. Certaines des pages qu'il écrivit mériteraient de demeurer. Qui ne l'a vu penché sur sa table et besognant à son article comme un laboureur au sillon, ne sait point quelle peine peuvent coûter à un journaliste les deux cents lignes qui, le lendemain, seront lues en cinq minutes par un

Gaston Leroux

acheteur distrait. Mais de ce talent sont sortis quelques chefs-d'œuvre, aujourd'hui perdus dans des collections de journaux anciens.

M. Gaston Stiegler raconta les voyages des présidents de la République et même mena des enquêtes sur des crimes célèbres. Ses feuillets dispersés composeraient un volume agréable. M. Serge Basset qui devait trouver une mort tragique sur le front, où il était correspondant de guerre du Petit Parisien^ fut

au Matin et au Figaro, un reporter vibrant. Un Paul Olivier, un Edouard Helsey, un Gaston de Maizières, un Eugène Tardieu, un Henry Vidal, un Gustave Babin, un E. Bourcier, racontent en un style excellent ce qu'ils sont allés voir. André Tudesq parcourt le monde d'un bout à l'autre, et c'est un écrivain qui jette des pages aux quatre vents de la planète. On peut dire les mêmes mots de M. Albert Londres.

Jules Huret fut un maître, non peut-être par le style, qui manque d'originalité, mais par le talent singulier qu'il avait de ne rien laisser échapper de ce qu'il avait vu et entendu. Il se refusait à rien arranger. Ses interviews étaient phonographiques et ses descriptions avaient la minutie du film. Pour lui, la collection scrupuleuse des petits faits était suffisante et toute conclusion inutile. Ou plutôt la conclusion était imposée par les faits. J'étais là, telle chose advint. Et voilà tout. Aussi ses reportages, que ne trouble point la passion, conservent une valeur documentaire qui les gardera de vieillir. Il les a réunis en des ouvrages qui font partie de toutes les bibliothèques. Son Enquête sur VÉvolution littéraire demeure indispensable à qui veut connaître la littérature de ce temps, et ses enquêtes en Allemagne n'ont peut-être pas été lues avec assez de soin par les hommes au pouvoir. Sans quoi l'effroi les eût pris avant la guerre.

On ne voit pas que Jules Huret ait laissé des imitateurs. Les reporters qui le suivent ont tendance à se passionner et ne retiennent pas leur opinion personnelle. Ainsi M. René Benjamin, connu pour des romans de grande valeur, est un admirable reporter, mais qui juge, et même qui condamne. On ne le voit apparaître qu'à l'extrême fin de la période que nous étudions. On pourrait lui

René Benjamin, par Don

LE JOURNALISME ET LES JOURNALISTES

faire le reproche d'interpréter plus volontiers que de répéter. Au demeurant, un bel écrivain.

M. Ludovic Naudeau a parcouru la terre. Le Destin a fait de lui un journaliste et eût pu en faire purement un homme de lettres, qui eût excellé dans le conte. Il a publié dans le Journal le plus grand nombre de ses reportages. Demeuré en Russie jusqu'à ce que les bolchevicks le missent en prison, il a écrit sur la révolution léniniste deux ouvrages lucides et profonds. Du Japon, où il fut prisonnier aussi pendant la guerre russo-japonaise, il a rapporté un livre très documenté : Le Japon moderne.

M. Stéphane Lauzanne, rédacteur en chef du Matin, écrit d'une plume rapide et alerte. Sachant qu'il s'adresse au grand public, il recherche avant tout la clarté et le pittoresque. Suivant l'expression qu'il a lui-même employée, « il tâche sans cesse de faire voir clair » et ne s'attarde point aux

raffinements du

Ludovic Naudeau

Phot. Arroyo

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Henri Vonoven

Style. « Le journaliste qui a écrit ces pages, dit-il en parlant de lui, n'a pas la prétention d'avoir fait de la peinture. Tout au plus est-ce de la photographie instantanée. Mais il a tiré ces clichés sans se soucier de savoir s'ils seraient ou non du goût de tous, en tâchant seulement de les faire ressemblants et le plus proche possible de la vérité. » Jugement qu'on ne saurait contredire. M. Stéphane Lauzanne, qui a publié les déclarations de tant de personnages notoires, n'aja mais connu un démenti.

M. Henri Vonoven succéda à Bataille, en 1900, comme chroniqueur judiciaire du Figaro. Et il sut faire oublier un prédécesseur qui avait eu une éclatante renommée. Le compte-rendu d'un procès devenait sous sa plume le plus attachant des chapitres de roman, bien que le style en fut simple, et,

semble-t-il, volontairement neutre. M. Edgar Troimaux, chargé de la même tâche à VEcho de Paris, a donné aussi de bons compte-rendus, mais d'un dessin

plus froid et presque linéaire. Il décrit le drame que M. Vonoven peignait.

Un nouveau venu, M. Henri Béraud, a, dès ses premiers essais, surpassé ces deux excellents journalistes. A vrai dire, il se contentait de publier ses impressions d'audience et ne s'astreignait pas à la besogne ingrate du compterendu. Mais ces impressions étaient si puissantes et si chaudes qu'après les avoir lues, on ne désirait connaître rien d'autre. M. Henri Béraud a publié, en outré, dans VŒuvre, d'éblouissantes chroniques et dans le Petit Parisien, des reportages émouvants. Mais la littérature l'appelle et sans doute le retiendra.

On hésite à clore ce chapitre. Les talents se sont tellement multipliés qu'un écrivain se cache souvent derrière le plus petit reporter. On n'a cité ici que les meilleurs, ou ceux dont le public s'étonnerait de ne pas trouver le nom très connu.

Henri Béraud

ÉDITION ET LIBRAIRIE

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