‹ Vingt-Cinq Observations D'Épithéliomas Des Voies Aéro-Digestives Supérieures Dans Leurs Rapports Avec La SyphilisChapitre 10 sur 14 · PRE · texte numérisé non relu

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le côté droit de l’épiglotte et la vallécule glosso-épiglottique.

Latéralement les lésions gagnent la paroi pharyngée latérale droite.

La limite inférieure n’est pas visible.

Adénopathie de la région jugulo carotidienne haute, à droite, qui adhère aux plans profonds, mais pas à la peau.

L'examen général ne montre que l’absence du réflexe rotulien droit.

Rien à signaler dans les antécédents.

Réaction de Bordet-Wassermann positive le vendredi 8 mars.

Examen histologique: Epithélioma à type baso-cellulaire.

Obs. X. — M. Pe..., 47 ans, le 6 mars 1929, vient consulter pour de la dysphagie datant de juillet 1928. Otalgie gauche depuis un mois.

Examen :

On note une plaque de leucoplasie, plane, non verruqueuse, sur le voile à gauche, un peu en dehors de la luette. à

Hypertrophie du pilier postérieur gauche qui descend sur la paroi pharyngée jusqu'au niveau de la base de l’épiglotte.

Par suite de cette hypertrophie l’étalement pharyngé

du pilier se met en contact avec la face antérieure de l’épiglotte.

Sur cette colonne hypertrophiéé on note la présence d’une ulcération dont le bord antérieur paraît éversé et dur.

L'induration est nette au toucher.

Adénopathie unique à gauche, dans la région jugulocarotidienne haute, de consistance molasse, non adhérente.

L'examen général ne montre pas de stigmates syphilitiques.

Les antécédents ne nous apprennent rien.

La réaction de Bordet-Wassermann pratiquée il y a 8 jours dans un service de médecine fut négative. Après réactivation, elle est encore négative le 22 mars

Examen histologique : Epithélioma baso-cellulaire.

Obs. XI. — M. Cou..., 57 ans, vient consulter le 6 mars 1929 pour de la dysphagie et des douleurs spontanées dans la région amygdalienne gauche, troubles apparus il y a 3 mois.

Examen :

Lésions du pilier antérieur du voile du palais, à gauche, gagnant la muqueuse du bord antérieur de la branche montante du maxillaire. Lésions se composant d’une série d’ulcérations taillées à pic avec un fond sa-

Se parer

nieux donnant l’aspect de gommes qui se seraient vidées. Au toucher induration marquée.

Grosse adénopathie rétro-sous-angulo-maxillaire très dure, fixée aux plans profonds, non mobilisable.

L'examen complet du malade ne révèle aucun stigmate de syphilis.

La réaction de Wassermann pratiquée le jeudi 7 mars 1929 est négative. Elle est encore négative le 22 mars après réactivation.

Examen histologique : Epithélioma spino-cellulaire.

Obs. XII. — M. Mau.….., âgé de 44, ans vient consulter le 23 mars 1929 pour une ulcération palatine.

A l'examen on trouve en effet sur le palais en arrière et à droite près du rempart alvéolaire et s'étendant jusqu’au milieu de la voûte palatine, une sorte de plaque blanchâtre et sanieuse par endroits, qui donne l’impression d’une leucoplasie transformée.

C'est d’ailleurs la réponse que nous donne l'examen histologique de la lésion.

Aucuns stigmates organiques de syphilis.

Cependant le malade reconnait avoir contracté la syphilis en 1910.

Sa femme a mis au monde plusieurs enfants mortnés.

Ia suivi un traitement au cyanure pendant 6 ans,

Réaction de Bordet-Wassermann négative le 26 mars. IL s’agit donc d’un épithélioma leucoplasique développé chez un syphilitique.

Obs. XIII. — M. Im..., 53 ans, vientle 15 avril 1929 à la consultation de Lariboisière pour une tumeur cervicale, des douleurs dans l'oreille et de la difficulté à avaler.

Le début se fit il y a 4 mois par l'apparition d’une petite glande sous l’angle de la mâchoire, à droite ; quelques temps après apparurent l’otalgie et la dysphagie. Cette petite glande grossit peu à peu.

Actuellement son volume est assez considérable ; elle est sous-rétro-angulo-maxillaire. Elle est faiblement mobilisable en profondeur et adhère aux plans superficiels.

L'examen de la bouche révèle une lésion ulcéro-végétante à droite qui occupe le pilier antérieur, le sillon, qui sépare ce dernier de la langue, le bord de la langue elle-même et descend en: arrière. Cette lésion est dure au toucher et l’infiltration la dépasse légèrement.

Le malade a de la difficulté à tirer sa langue, qui est déviée du côté malade.

Au point de vue général : Rien à signaler.

Pas d’altération des réflexes.

Pas de stigmates syphilitiques.

Rien dans ses antécédents personnels ou héréditaires.

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