‹ Vingt jours dans le nouveau monde [microforme]Chapitre 11 sur 95 · DANS LA BAIE DE NEW-YORK · texte numérisé non relu

DANS LA BAIE DE NEW-YORK

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portait une fourmilière d’hommes qui poussèrent, à notre approche, des hourras étourdissants. Au loin, de blancs voiliers sillonnaient la rade, de petits vapeurs en forme de sabots pontés filaient prestement vers le port de New-York; l’un d’eux vint au-devant de nous; la Gascogne s'arrêta : nous saluâmes la Santé, cette vigilante gardienne du « choléraphobisme » qui torture les Yankees. Puis vinrent les postes, la douane on Custcm House, et, après une heure de formalités diverses, le bateau reprit lentement sa marche vers le milieu d’un panorama à chaque instant plus chargé de décoration et de couleur.

Nous passèämes devant cette lourde statue de la Liberté, qui, je suis au regret de le dire, n’a ni élancement ni noblesse sur son massif et banal piédestal, et, au travers d’un sillonnement incroyable de ferry boats, de barques et de vapeurs. bostoniens ou albanyens de grande alinre, nous atteignimes la tente de la Compagnie générale transatlantique, où quelques rares personnes, en un dimanche radieux, attendaient les arrivants de France.

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