‹ Vingt jours dans le nouveau monde [microforme]Chapitre 18 sur 95 · NS LEE PERRET TEST PAREIL · texte numérisé non relu

NS LEE PERRET TEST PAREIL

description de la vaste métropole commerciale de l'Amérique. Il serait donc insensé de prétendre donner ici, au cours de ces notes hâtives, le moindre aperçu des principaux monuments d’une ville qui compte par centaines les églises, les synagogues, les temples, les banques, les hôtels, les théâtres et les curieuses maisons privées ou publiques.

Si je m’avisais de me lancer dans la description de la cathédrale, de l’hôtel de ville, du bâtiment des postes, des bwildings fameux pour ‘'eurs dix où quinze étages; si je prétendais parler du Séoc/ Exchange, de Custom House, du Worla’'s building, du Temple Beth-el, de Saint-Thomas chureh, de Trinity church, de l'American Museum of natural history et de cent autres constructions intéressantes par tural et par les curiosités qu’elles renferment, je crois que ces notes draient des proportions excessives et sortiraient du cadre que je me suis tracé, Les illustrations semées dans ces pages me dispensent, d’ailleurs,

le style architecsommaires pren-

de toutes ces descriptions.

Ce qui est passionnant avant tout en Amérique, c’est l’intensité de la vie et les sensations qu’un tel mouvement fuit naître chez un Européen ; les monuments y sont d’une architecture nouvelie qui mériterait certainement une étude à part, mais ils n’ont aucun passé; les pierres dont ils sont bâtis sont fraîchement scellées et ne parlent pas au souvenir comme celles de notre Châtelet, de Notre-Dame, de Saint-Paul ou de la Tour de Cathedral of St-John the Divine. Londres ; ces édifices n’ont encore que la gloire des parvenus

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au faîte d’une entreprise : {ls coûtent tant de millions de dollars est la phrase normale qui les consacre. Il n’est done pas nécessaire de s’y attarder.

La rue, par exemple, jouit d'un autre intérêt; les boutiques, les restaurants, les librairies, les pharmaciens vendeurs de rafraichissements, les coiffeurs avec leurs fauteuils à bascule qui semblent des guillotines perfectionnées, les bars où l’on consomme vis-à-vis de tableaux de Bouguerean d’une peinture si sucrée qu’elle altère le client, les Chinois blanchisseurs, les affiches, les enseignes, les réclames, le puffisme général, voilà qui saisit, amuse et exalte le sens comique qui est en nous.

La rue la plus pittoresque comme foule, comme grouillement d'êtres, comme activité commerciale, c’est the Bouwery, rue célèbre et qui a donné prétexte à une chanson très alerte et obsédante qui fait fureur dans le populaire.

Les moyens de locomotion. — Dans le domaine pratique, les cars électriques, les omnibus, les chemins de fer élevés ne nous indiquent-ils pas à quel degré de reculade nous en sommes encore en France, et principalement

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A NEW-YOnRK.

The Bowery.

énervants et les phrases Quel est le voyageur desoublié de donner sa corres-

à Paris? Ne sommesnous pas des barbares avec nos vieux sYystèmes de roulantes circulant mal et limitant la place beaucoup plus que le temps ?

N'avons-nous pas encore en tête, à propos desomnibus parisiens, les tracasseries des numiéros, l'attente

sans limite dans d’affreux bureaux encombrés, sinon sous la pluie, les arrèts typiques qui retardent encore la marche :

cendu de l'impériale ? ou bien : Le voyageur qui a pondance? — Militaire, vous n’aviez pas de cor-

respondance ? Sinon encore: Cet enfant paraît avoir plus de quatre ans ! Et autres niaiseries que

supporte avec une patience héroïque le Parisien vraiment trop bon enfant ; — quel temps perdu !

Bureaucratie, inspection, paperasserie, monopole, règlements arrêtent chez nous toute velléité

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— 58 — M * 4 à 6 Wen r - : ‘ar ! tot »g " sporte x ; So »s . tar: de nersi né he ris ? Ne sommes- d'élan en avant, À New-York, les cars électriques transportent en une heure des milliers dé personn f pas des barbares du centre aux quartiers lointains, ils se suivent sans cesse, de | i inute en minute, ils pe : être pleins, i * jamais il nos vieux sys- minute en minute, ils peuvent être pleins, ils ne sont ja | " de roulantes complets; on ne refuse pas de voyageurs par respect du 1} lant mal ét limi- temps qu'on leur pourrait faire perdre, Les derniers venus LL se tie : suspe s à des courroies pour ruain— | la place beaucoup e tiennent debout, suspendus à des courroies pour rain f que le temps ? tenir leur équilibre ; des arrêts d’une seconde à peine, | on3-nous pas en- puis les voitures repartent, car ce sont non pas des voi- . « PRET A res 1S es 1S à pie en tête, à propos tures isolées, mais de véri |

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légères et résistantes.

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la pluie, les arrêts vés qui sillonnent la ville de haut en bus et de bas en haut sur quatre à cinq avenues différentes, à l’est et à l’uest, délivrent tous les jours plus d’un demi-million de billets : Setian de.départ,

les trains se succèdent sur

re Ja marche :

Le voyageur qui à viez pas de cores niaiseries que emps perdu !

us toute velléité Les chemins de fer élevés, (Elerateds.)

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