XVI1« SIÈCLE
Touchante lettre de consolation et de réconfort, adressée par l'Electrice palatine à l'une de ses plus jeunes sœurs, la duchesse de La Trémoille. N'ayant pas encore vingt-quatre ans, eUe venait de perdre son mari, auquel survécut peu de mois le troisième de leurs quatre enfants. No i5.
En annonçant à la duchesse de La Trémoille la mort de M""» du Plessis- Mornay, M"e de Saint-Germain-Poligoac, amie dévouée mais très-sarcaslique, la plaisante, avec une liberté véritablement gauloise, sur l'estime que lui ont inspirée les belles et rares qualités du mari de la défunte. No i6.
Grande amie, quoique fille du dernier chef de la Ligue, avec les plus notables protestantes, M-nede La Trémoille, JU'»«^- de Rohan, etc., etc., la duchesse de Nevers raconte à la première les angoisses qu'elle vient
ê VINGT LETTRES MISSIVES
d'éprouver. On a cru enragé le chien avec lequel elle avait joué, ainsi que son mari et leur fils aîné; et ils sont partis en hâte pour prendre des baini de mer, remède considéré alors comme souverain contre Thydrophobie. iVo f 7.
Aimables reproches d'une jeune mariée, la fille de M. et M°** de Saint- Germain-Polignac, à Tamie d'enfance qui la traitait cérémonieusement et rappelait Madame. iV« i8.
Des noaveUes de la santé de Louis Xlll, avec assurances de Taffection d'Anne d'Autriche, sont données à la jeune duchesse de La Trémoille, Marie de La Tour, par la belle Gombalet, nièce du cardinal de Richelieu et dame d'atour de la reine. /V<> /9.
Enfin une veuve, jeune en apparence, dont la famille est attachée à l'admiDistration du comté de Laval, demande très-dignement pardon à la susdite duchesse de ce que, avant qu'elle le lui ait commandé, ses parents et amis l'ont presque contrainte d'agréer un nouvel époux. No 20.
A Fexreption des N»* 2 et 7, publiés celui-ci d'après un texte mal lu, et celui-là d'après une copie inexacte, toutes ces lettres sont inédites. Nous rej produisons minutieusement les originaux, mais avec addition de mfljuscules, pour les noms de personnes et de lieux, ainsi que d'accents et d'une ponctuation régulière. Il a pafu non seulement utile, mais encore nécessaire, d'adopter ce parti, pour faciliter la lecture des lettres du chartrier de Thouars aux personnes peu habituées au rieux finançais ainsi qu'à son orthographe, trop souvent défectueuse.
D'après les résumés qui précèdent, et encore plus quand ils auront pris connaissance de ces vénérables et curieux spécimens de l'art épistolaire entre les années 1282 et 1635, les lecteurs se réuniront à nous pour remercier le duc de La TrémoiUe de l'empressement si éclairé avec lequel il veut bien permettre, et même encourage par son exemple, l'impression des documents de toute nature conservés dans ses inépuisables archives.
Peu de personnes ignorent qu'il vient de publier :
En 1875, Correspondance de Charles VIII et de ses conseillers avec Louis n de La TrémoiUe, pendant la guerre de Bretagne; très-grand in-8o de xii et 287 pages, avec 4 planches de fac-similé;
Et en 1877, Chartrier de Thouars. Documents historiques et généalo^ giques; grand in-folio de 449 pages, avec 4 grandes planches et 43 sceaux gravés sur cuivre.
Ces deux splendides volumes, dont l'importance historique a été constatée aussitôt leur publication, sortent des presses de MM. Vincent Forest et Emile Grimaud.
Les RocheS'Baritaud, 9 mars 4879.