LES MÊMES, PLUS LE SURVEILLANT
LE SURVEILLANT [agitant sa clochette).
Messieurs les voyageurs pour la ligne de Bordeaux, en voiture ! le train va partir.
LE COMTE [offrant son bras à M""" de Mora).
Gontran , ofîrez le bras à votre fiancée.
[Gontran obéit).
PIERRE (à M. do Mailly).
Si monsieur le comte avait conservé de mes services un bon souvenir... et s'il daignait me reprendre?...
LE CO.MTE
Vous èles donc mallieuren.x ici, Pierre?
M"'^ DE MORA [avec intérêt).
Dame !... dans un buffet de chemin de fer. . .
PIERRE {baissant la tête).
Hélas!...
LE COMTE
Eh bien, venez avec nous, mon ami; depuis si.\ ans, la maison n'a guère changé , et vous retrouverez votre ancien emploi .
PIERRE [s'emparant des cartons, des pardes.SKS, e^'.'). Ah ! quel poids de moins sur le cœur !
JOSEPH
Me voilà premier garçon . •
(Le comte, M""^ de Mora, Gontran et Blanche . suivis do Pierre, m dirigent vers la porte.)
[On entend un coup de sifflet , le bruit d'un train qv. s'an^ête et la voix d'un employé r-riant au dehors\ :
Colombes-les-Amoui's .' vingt minutes d'arrêt ! buffet ! La toile tombe.
EVARISTE CaRRANCE.
Avril 1878.
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ŒUVRES D'ÉVARISTE CARRANCE
Le Mariage chez nos pères , 1 beau vol. in-S" 5 f.
Histoire d'un mort,
Nuits d'automne , poésies
Mystères de Royan,
Van-der-Bader ,
Le Pays Bleu , poésies ,
De ma Fenêtre , croquis el profils, 1 vol. 1 »
Au bruit du Canon, poésiôs, id. 1