ÉLECTION ET SÉLECTION
Nous compléterons aujourd’hui par l’examen du procédé d’élection et de sélection organique, notre exposé de la Corporéfaction des Organismes. J
Il faut bien comprendre que pour nos besoins d’analyse, nous parlons ici de l’Astaroth dans l’Espace, au moment du Temps de sa sortie du monde astral, éthéréen, et de sa Descente ou entrée dans le Monde azothique-physique. En analyse abstraite, nous avons fait l’exposé séparé de ces plans; mais, il est également entendu que cette division n’est que relative, et, qu’en réalité, toujours et partout, ils se confondent. Toute Corporéité est toujours partiellement plus ou moins éthéréenne ; donc, en même temps, plus ou moins impondérable : — Impondérable par rapport à ceci, pondérable par rapport à cela. Votre esprit maintenant doit être émancipé plus ou moins de concepts et de notions absolus, de ces aphorismes de l’Ignorance qui balaient et nettoient tout le terrain des Idées, des Choses et des Êtres, d’un trait de plume, voire, d’un seul coup de langue.
Procédons à l’analyse synthétique du Principe fonctionnel de la double polarité inspirative et aspirative, d’où le phénomène de l'organique Sélection et de la désorganique Élection, deux Potentialités tendancielles qui s’auto-affirment et s’auto-expriment par la Corporéfaction organisante, c’est-à-dire, par la distributive, classifiante et attributive. Organisation Corporéfique.
L'Aspiration, c’est l’Amour (i) L'Inspiration, l’insufflation éjaculatoire, c’est la Fécondation; qui sont phénomènes, actes auto-affirmatifs et auto-expressifs de mâle et de femelle Vibration.
L’Inspiration, donc, nous l’avons dit à plusieurs reprises, provoque en premier mouvement la résistance à pénétration de la part de l’objet de son choix, et, de ce fait, elle est d’ordre répulsif. Elle s’intensifie de cette résistance, et, par réaction contre la réaction que provoque son action, elle s’accentue d’autant plus auto-affirmativement, en proportion de la suprématie de son Énergie, de sa Potentialité infusive, d’inspirateur. En outre, elle implique a priori un état de développement évolutionnel, donc, facultatif et organique, plus avancé. Elle est nécessaire-
(i) On a souvent reproché à la Cosmosophie qu’elle tend et travaille à « dépoétiser l'Amour ». Nous confessons notre crime et plaidons « coupable ». Autant nous admirons et vénérons l’Amour on son divin Mystère de l'Union-fusion complète entre deux Corps, deux Ames et deux Esprits-intellectuants, — entre deux Pansées et deux Pensées sympathiques-concordantes, — autant il nous répugne de le voir dégénérer en « turelututaine de camelotte », en « pacotille de Bazar pour étalage et colportage ». Ils ne savent pas « aimer », ils n’aiment pas. ceux, qui, de leur « Intimité la plus délicate, la plus chaste et la plus éthérée » cuisinent en public un « plat du jour », un romantique déliquescent ragoût-à-ragots, avec beaucoup de fioritures et des feuilles vertes de littérature autour. •
ment auto-consciente déjà, plus ou moins ; donc, elle procède avec discernement en connaissance de cause et d effet, avec une relative Liberté de choix, c’est-àdire, Sélectivement ; soit sur des éléments homogènes, soit sur des éléments hétérogènes mais homogénisables.
Ensuite, tout en procédant de la Loi et selon la Loi de l’Auto-conservation individuelle, son expansion rayonnante n’est plus circonscrite dans le cercle étroit d un égoïsme instinctif, à courte vue. Elle ne s'asservit point plus ou moins l’élément homogène ou homogénisé. Elle le classe et le place, lui attribue sa fonction ; l’organise distributivement, selon ses aptitudes d’adaptation ; tout en respectant son « libre arbitre » de Principe potentiel ; et, ne s'inluse en lui que d’intention (i) déterminée à développer cette Liberté, à intensifier son individuelle Potentialité, ses facultés d’Ascen.sion et d'Ascendant. Et, cela, dans l’intérêt du développement de l’expansion rayonnante de la Collectivité. L’Infusion inspiratrice, — émission mâle, — du Principe-Noyau et Lien de Pulpe de toute Corporéfique et organique Collectivité, l’insufflation éjaculatoire de l’Asatar dans son «Oth», opérant sélectivement et d’acte délibéré, procédant avec discernement, à déterminer de plus en plus le cercle opératoire en Liberté ; — l’Intensité autonome et les facultés adaptives de chacun des éléments de son
(i) Le mot « Intention » a été orthographiquement vicié, comme d’ailleurs presque tous les autres mots. On devrait écrire « in-tension » avec un s et non un t. Toute «. Intension », — intérieur iramassement en repli de ressort sur soi-même, développe, — en élan de jet, en « Extension », d’autant plus de force en durée et étendue, qu’elle a ainsi de Soi et en Soi accumulé de « l’intensité », — Potentialité d’ Auto-recueillement.
(( Oth » ; — procède ainsi, progressivement, au développement expansif, au progrès organique et facultatif, de la collective Communauté
En effet, il serait banal de vous dire ici, que, de l’Auto-expression d’une Chose ou d’un Corps quelconque, on juge avec justesse, on apprécie à sa valeur et à sa mesure, l’Etre dont ce corps ou cette chose est la voie et le moyen auto-manifestatif. Et, donc, que, par conséquent, toute collective Corporéité présente, dans et par son Organique, plénitude et diversité, dans et par sa complexe variété de voies et de moyens de facultative adaptivité ; par sa souplesse et sa délicatesse d’émotive impressionnabilité; comme parla finesse et l’extension de sa perceptive pénétration,, l’ampleur de sa Conceptivité, la mesure et le critérium de l’état de Savoir et de Pouvoir évolutionnel, auquel involutionnellement le Principe potentiel central expansif et rayonnant, qui s’y infuseet qui l'anime, en est arrivé. — C’est là le principe de l’Art et de la Science psychométrique : « Dis-moi quel est ton « Oth », je te dirai quel est ton « Asatar ». Dis-moi quelle est ton « Aura », auto-expressive, ton organique Emanation de qualité et d’intensité auto-affirmative, ton Infusion inspirative, et je te dirai qui, comment et pourquoi, tu es. » « Car, dit la Kabbale astrologique, ce qui ei>t externe , auto-expressif, est comme ce qui est interne , auto-afjïrmatij . »
Tout est, rien n'est que, par et selon son automanifestation; car, seul, est ce qui se manifeste , et, comme cela, point autrement, se manifeste.
« L’Esprit soufle, inspire, où il veut », dit l’Ecriture. Naturellement, logiquement, cela est ; mais seulement dans la mesure de ce qu’il sait et par consé-
quent, dans la mesure de ce qu’il peut. L’action inspiratrice de tout Principe potentiel, différencié et individualisé, est nécessairement circonscrite dans le Domaine de son savoir, de ses facultés de discernement, de perceptivité et de sensitivité ; est nécessairement limitée par l’Organique facultative de son libre arbitre, qu’il n’exerce qu’en raison proportionnelle de son intensité vibratoire, sa judicieuse Force de Volition. Et, cela, selon sa relative suprématie par rapport aux autres entités persistantes, — elles aussi auto-affirmatives, — qui, dans le Domaine de son Savoir, limitant son Pouvoir, constituent son Milieu ambiant. Au delà, vers le dehors de ce Milieu ambiant. au delà vers le dehors de son Savoir et de son Pouvoir, l’Esprit n’inspire plus. L’Esprit (( aspire ». Il aspire vers l’inconnu, le sachant connaissable. Il aspire vers le non-possédé, le sachant conquérable. Il aspire, donc, sans connaissance de cause et d’effet, sans discernement; ardemment, mais aveuglément. L'Aspirateur, l’Amour, donc, ne procède point volitivement, activement, sélectivement, de choix, de propos délibéré ; mais bien, involontairement, passivement, électivement et d’impulsive spontanéité. Il est surtout et avant tout, instinctive capricante-fantasque « Ebullition de pansée »; mais, il illumine aussi, parfois, il élève, il anoblit et enrichit la (( pensée ». De plus en plus et au fur et à mesure du degré d’involitive Evolution auquel l’Etre est arrivé.
L’Aspiration-Amour est femelle subissante, non agissante. Elle s’ouvre tendanciellement du bas vers le haut, d’infériorité vers supériorité, absorbante envers l’insufflation éjaculatoire; réceptive à l’Emission fluidique vibratoire. Elle attire pour possession de Pouvoir,
pour acquisition de Savoir, la Potentialité inconnue, l’Auto-manifestation étrangère, étrange pour Elle, parce que non encore subie. Et, ne pouvant la faire venir à Elle, impuissante contre Lui, l'Inconnu, elle va vers lui, non-sélectivement pour le libérer, mais, électivement pour se l’asservir.
Et, c’est, soit dit en passant, comme précepte occulte d Hermétisme, en suite de l'ignorancededa Loi, que se commettent toutes les méprises, toutes les erreurs, qui sont subies bien plus que commises; tous les déboires de l’Amour. En métaphysique, comme en physique, donc, dans l’Ordre des Idées comme dans l’Ordre des Faits, lorsque par aspiration attractive, une petite Masse, une inférieurePotentialité tend à absorber une supérieure Potentialité, une grande Masse, ne pouvant la faire venir elle va vers elle, aveuglément, de spontanée impulsivité, électivement, non-sélectivement. C'est ce qui explique comment et pourquoi, généralement, la femme de notre actuelle Société, ne pouvant s’élever jusqu’à l’homme, tend et travaillesanscesse à l’abaisser, aie ravaler jusqu’àelle; à l’absorber par voies et moyens plexuels-sexuels, au lieu de l’inspirer par Rationalisme, réflexuellcment, spirituellement. Cela, en suite de la Loi d’agrégation d’Eléments hétérogènes, non homogénables, par désorganisante Election.
Nous touchons d’ailleurs, ici, aux racines, aux génétiques initiales de deux branches scientifiques nouvelles : la Toxicologie, et la Bactériologie, aux phénomènes physiologiques de l’élection et de la sélection des Eléments de Constitution corporéfique organique.
Un poison, c’est un Elémrent corporéfique, dont
l’état évolutionnel, dont le rythme vibratoire, est antinome à la rythmique, aux formes et nombres vibratoires de l’Organisme qui tend à se l’assimiler. Lorsqu’il a ^pénétré par les voies ordinaires de la nutrition, de l’absorption ou de la respiration, qui sont nos voies et moyens d’importation du dehors au dedans, le cas est de sélection inattentive, sans discernement. Et, si les éléments hétérogènes, ainsi par maladroite sélection, importés, ne sont pas assez nombreux quantitativement, ni assez intensifs qualitativement, pour troubler jusqu’à renversement l’organique polarité des éléments constitutifs du corps ou d’un organe vital, la perturbation vibratoire, ainsi toxiquement produite, pousse et provoque à réaction, à intensification vibratoire; qui est état fébrile de surexcitation, d’ivresse, lequel est un effort de la Nature pour procéder à leur expulsion, leur évacuation; soit par les voies qui les ont amenées, soit par les voies ordinaires, voies de décharge et d’exportation; soit au plus court, droit à la frontière par exudation, de sueurs et d’éruptions cutanées. Car, il en est du Corps physique comme de la Corporéité politique; et toute bonne Organique sociale-économique devrait procéder par et selon les Lois du Corps physique.
S’il arrive parfois qu’un Elément assimilé dans l’intérieur de l’Organisme, ayant normalement fonctionné, mais, — hétérogène temporairement homogénisé, — reprend autonome Vibration d’hétérogénéité, la Nature, de même, par différentes voies et moyens de décharge, l’amène en dehors de la Corporéité. C’est cette Vibration autonome, par réaction intensifiée, qui procêdeau phénomène de toutes les décharges et exudations normales et courantes de l’Organisme
physique ; ainsi que, d’ailleurs, au phénomène de l’Enfantement. Lorsqu’un élément ou un groupe d’élérrgsnts ainsi disqualifiés, n’ont pas été expulsés libérés, déchargés, ils constituent, là où ils se trouvent, un poison, un toxique; ils troublent les formes et nombres de leur milieu ambiant, corps ou organe; produisent la maladie, soit par ralentissement, soit par accélération vibratoire, — paralysies et névroses ; — et, la Nature fait un effort pour procéder à leur expulsion. Cet effort, varié selon les cas et les circonstances, est ce qu’on appelle la Symptomatique des troubles ou perturbations vibratoires, que ces hétérogénéités produisent. De ce même ordre de faits et de procédés relèvent les contagions, les contaminations et généralement les conflagrations fiévreuses ; toutes les intoxications ; qui sont toutes cas de sélection, soit volontaire, soit affinitésielle. Tous ces faits et procédés, d’ailleurs, relèvent de l’Hermétique, par acte d’Auto et d’Altro-magnatisation. Vous comprendrez toute l’importance de cet exposé concis de la Sélection, si vous avez bien réfléchi à ce fait, que, dans notre actuelle Forme de Corps azothique, l’Esprit le plus hautement évolué agit encore au moins trois fois sur quatre de spontanée Impulsivité, pour une fois de discernante et raisonnée Sélective volition. Et, que, pour les masses, ces proportions vont jusqu’à quatrevingt-dix-neuf pour cent, voire, jusqu’à neuf-centquatre-vingt-dix-neuf pour mille.
La Bactériologie nous présente de ces cas de l’Election : — Lorsqu’un Elément hétérogène, c’est-à-dire, de forme et nombre vibratoire antinome à l autonome rythmique d’une Corporéité constituée et organisée, a des affinités quelconques avec ce Corps, ou avec
une de ses parties organiques, cet Elément de dissonnance, — ce « microbe », dit-on, — se polarise fémininement, attractivement envers lui, et ne pouvant l’amener à lui, va vers lui. Il s’agrège autour de lui, extérieurement parfois ; mais, le plus souvent, le pénétre intérieurement, par les pores et les ouvertures et voies organiques. Il est d’ordre bactériologique électif , et non d’ordre toxicologique, sélectif. 11 n’y a point ici erreur de choix, d’affinité instinctive, impulsive ou mal discernée, mal déterminée. 11 y a, par lui, en terre exotique, élection de domicile ; si, de la sorte, on peut s’exprimer. Le mkrobe y va aspirativement, par instinct d’auto-reproduction, auto-conservation; par affinité pour incubation. Il élit ce Corps, il en aspire tel ou tel Organe, pour s’en faire, pour s’y ar ranger, son bouillon de culture. Il en est ainsi de toute pansive tendance amoureuse , de la part de celui ou de celle qui aime, envers celui ou célle qui ne peut l'aimer . 11 en est de même, ainsi, dans nos Corporéités constituées, politiques, sociales-économiques, dont l’Organique n’est pas comme celle du Corps humain d’ordre distributif et attributif hiérarchique ; est électif, plus ou moins, mais point organiquement sélectif. En vertu du Régime de l’Egalité, toutes les infériorités aspirant naturellement à monter, tendent, en l’abaissant, la ravalant jusqu’à eux, vers la Suprématie de place ; en iont Election de Domicile, lieu et pâture de leur bouillon d’auto-culture. Elles sont toutes hétérogènes, les unes aux autres, toutes des « moimicrobes», non-homogénisables ; tous absorbants, grimpeurs, rongeurs, ayant dents et ongles et point de souffle d’éjaculation, point d’Organique inspirative de fécondation. Tous femelles stérilisées, infécon-
dables au point de vue commun de la collective Corporéité. Tous désorganisateurs, tous destructeurs, tous, sans une seule exception, dans tous les organes de l’Organisme, tous,... tous élus ou électeurs.
O « Res Publica »!... Chose publique,... Pantelante proie de l'Arrivisme famélique! Femme publique, que tous violent et violentent ; grande commune Prostituée, à laquelle tout et tous se prostituent... Dissolue en vaste et lente déliquescence de tout et de tous; où tout et tous grouillent, et fouillent, se pourvoient et se noient, s’aspirent et s’absorbent mutuellement (i ).
Les temps en sont venus. Un cycle finit, un cycle commence. Nous n’avons, en prenant toute liberté d auto-expression, ici, en rien à intervenir dans votre personnelle et individuelle auto-affirmation à vous.' Nous vous disons : Voyez, examinez, analysez et jugez. L’anarchie est en tout, est partout. Elle descend et s’infuse du haut jusqu’en bas. Elle monte et s’effuse du bas jusqu’en haut. — Partout la destructive, désorganique confusion et diffusion auto-élective. Nous ne songeons à soupçonner la sincérité d’aucun, la franche loyauté de personne. Tous sont pleins jusqu’à débordement de bonnes intentions. Mais, quel enfer que ce p^vé ! Allumez la lanterne de Dio-
(i) Non, sérieusement!... Nous vous en donnons notre cosmosophique parole !... Nous ne songeons point à relever « le Trône et l’Autel nous ne travaillons pas à « ramener le Roy à Paris. » Nous avons autre chose en vue, et bien mieux à faire. Mais, ce qui est, est,.... et, peut,... doirt, être dit : Ça se décolle...
gène, et cherchez, dans lun et l’autre parti, l'homme qui ne démolit rien, qui n’assomme personne. Cherchez celui qui ne sème pas la désorganisation. Où est le Constructif?... qui songe à édifier â nouveau, élu ou électeur r
D. — DALETH V