‹ Vingt-sept ans d'histoire des études orientales;Chapitre 4 sur 112 · NOTICE SUR JULES MOHL · texte numérisé non relu

NOTICE SUR JULES MOHL

Par m. F. Max Mûller

Dans les premiers jours dé 1876, quand les journaux français annoncèrent la mort de Jules MohI, membre de rinstiiut et professeur de persan au Collège de France, les orientalistes de France, d'Angleterre, d'Allemagne et d'Italie sentirent que ce qu'ils venaient de perdre, ce n'était pas seulement un homme dont la sympathie, les conseils elle secours leur étaient toujours assurés; ils sentirent que les études orientales, au sens le plus large du mot, venaient de voir s'éteindre un foyer de vie, un cœur dont les battements leur avaient envoyé une activité et une chaleur toujours nouvelles.

Les Français savent mieux que tout autre peuple honorer leurs morts illustres, et quand des hommes comme Laboulaye, Maury, Renan, Régnier, Bréal se sont chargés d'écrire le nécrologe de Mohl ou de lui adresser le dernier adieu, on doit être certain que tout ce que l'on peut dire de sa vie et de son œuvre a été dit à l'heure voulue et bien dit.

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