‹ Vingt-sept ans d'histoire des études orientales;Chapitre 42 sur 112 · AN>ÉE 185Î · texte numérisé non relu

AN>ÉE 185Î

homme insouciant, dont la gaiel£ m ce sentiment de la brièveté de la vie, Ur un Persan.

M. de Schack a publiéà Berlin Irai lie Finiousi et traduits en vers aile »s traductions d'une lon[cue introduc dans laquelle il adopte l'opinion que t^riaui de son poëme dans la tradi(i< s l'té fixée par l'écriture sous les S additions tirées des traditions encor opinion qui, je crois, n'est plus conte cir la partie la plus ancienne de cette te recherches modernes sur le Zenc doute que l'étude plus approfondie i mette de plus en plus en évidence le Eouvenirs antiques, qui ont pris en rieuse, la place de l'histoire. Ce suje: cnmme l'est nécessairement l'origin nk'llement nationale; mais la plus | lîcullés cédera devant les efforts de li dée d'un côté par l'étude des antiqi par la comparaison des épopées des a choisi pour ses traductions les épisi Li(Te des Rois, jusqu'à la mort d'I termine, selon lui, la partie vraimi s'adresse moins aux savants qu'au gi tion est f-icile, sa traduction presque : porte une version en vers, et le sut <]ii'il j a, dans le public allemand, u lure orientale qui manque en Prancf

I- Heldeiuagen von Pirdiui, ^um eralenrr whiMi iibRriielil, ion A. P. von Schack; A

Rpùcke Diehlaitgai aut dem penitetta icItarM; Berlin, 1S53, in-12, 3 vol. (xxv, G(

it^ VINGT-SEPT ANS D'HISTOIRE DES BTCDES ORIENTALES.

M- Nathanael Biand q, eu la modestie de faire iiin»rimer anoiIiRement an. petit v(i^ume destiné à nous Taire cononllre ]uelques autres postes persans, dont jusqu'à présent rien n'arait été publié en Europe. Il a choisi, dans les dlwans île dk loéles, dix ghazds dans chacun, et il fai^ précéder c()s pii'ces ]e courtes biographies de leurs .tuteurs'. 0,n sait que M. Blaii<l i'esl voué, depuis nombre d'années, à ^a composition ^'am listoire de la poésie persane, la plus complète possible; ils'eàl inlouré, dans ce \f\ii, d'une magniQque bibliothèque de maluscrits, dont il nous donne ici yn échantillon très-bien

liO Gulîstan de Saadi a reçu son complément ordinaire de Iradi^ctions et d'éditions. M- E^stwick, qui avait publié, il j a leux ans, une édition de ce livre pour l'usage du collège de Haileyburji, noqs en donne (naintenant une traduction qoufelle*, faite avec beaucoup dç soin eld'exaclilude. |1 a Iraduil in ver? les niorceam de poésie don( ('ei(vrage es| parsemé, ijouté le^ nettes nécessalfes à l'intelligence de3 allusioqs, el donné dans sa préfaça ^le vje de Saitdi, quj, ai^ f este, ne contient rien d? nouveau.

^. Sprqjigçr, ^ Calci^ll^, ii fait ifflprinier, Rpur les cours du cqlléfce de Fi^rt-Wil''^[n> \tne pouvell^ édition du Qnlisian q^is^^js|ingue en ij^pif points des ^ombreuses impressions précéden)es )1e ce liyre. ft'abord, l'éditeur ^'e^l servi, pour bEise (je ?pn édition, li'^n maniiacrit cqnié ^ur i'^mpgraphe li" 5^j)t)i iipuT |'ii(npere(iT (!e Mli, Aleqguir, et le ré*M|tat df

1851, in-i°(xvi cl il p.):

i. The Guliitan or Roie-gariUn of Atkk Mutlihuddm Sadi o{ Shirt:. Lranslatcd for Ihe first lime into prose nnd verses bv E. Easiwicki H'TIford, <8S1. in-80 (xiiii «1 3ia p.).

3. fitt (Miiim af Sody, edlted in persinn vilh pundualion snd th'' Bccesiory vowel mariu, b; A. Spratger; Cakutta, 1851, in-8^ (a t^ m p.).

son travail a été un texte meilleur que tous ceux que nous possédons; ensuite, il a introduit ^ ponctuatiçn européenne dans rinipression c^e son ouvrage. II est incontestable queTab HKce de ponctuation est une source perpotueUe de d^ffici^Ués dans la lecture des ouvrages orientaux, et Ton a plv\siçurs fois essayé d'y remédier. On a imprimé à Paris des livres arabes poQCd^és comme les nôtres, et M. Spvenger se sert de signes pQcore plus nombreux pour marquer et distinguer les phrases et^rs différentes parties. Je ne pense pas qu'il faille rejeter en entier cette idée, parce que toute aide mécanique p^r laquelle on éparg^ie au lecleur du temps et de la pei^^e, ou ^es chances (l'çrreur, est évidemment chose bonne en soi, et on «'en est servj pour les langues classiques, au grancj avantage d^l^ science; mai$ je crois que, pour introduire laponctuatjon dans des littératures de peupjes vivants qui ne s'en servent p^^s, ilfiiMt en user avec beai^coup de sobriété et sp contenter de ce qui est indispensable; il faut choisir des (ormes qui s'allient facilement avec |'écriture, et, jutant qu'on peu^, emp|oyer le^ iQoyens auxquels les nationaux eux-inê(nesi SQUt acpçjutumés. Ainsi, en persî^n, je suis convaincu que U fn^rque de Tûa/e^ el l'emploi du pojnt à la fin d^s phrases suffff aient ds|ns la plupart des cas, penchant q^e |a ponctuatioi^ suraboni^ante de H. Sprenger bjeçse TcBij du lecteur et le gêne plutôt qu'elle ne l'aide. Au reste, c'est une questjon qui sera probablement encore souvent discutée, ava^t qu'elle ait trouvé une solution qui satisfasse le besoin et ne coptrarie pas trop }es habitudes.

11 ne rpe re^t^ plus ^ ïpentionner, en fait d'ouvrages persans publiés par des Européep§, que |a nouvelle éditjqp de Y^n- ^fari Soheili, publiée par |e colonel Quseley, pour j'usage des classes à Haileybury*. L'ouvrage lui-mê[f)e eçt si |)ien connu, qu'il est inutile de s'y arrêter; c'est un excellent livre

1. Anvari Suheiliy or Lights of the Canopus, being Ihe pcrsian of thc fables of Btdpai by Huâain Vaiz Kashifi, editcd by lieutenant-colonel ^ W. D. Ouselcy; HerfCorc), 1851, in 4<* (r45 p.).

l'enseignemenl de la langue, et M. Ousele; a rendu un ble service en publiant un bon texte d'un ouvrage pour I on en était réduit à des éditions imprimées ou lithograsdans l'Inde, dont une partie est à peine lisible, et qui • étaient rares et difficiles à obtenir.

l'Europe n'a pas produit un grand nombre d'ouvrajiff 1 littérature persane, il en a paru d'autant plus en Pcrsr is l'Inde. Depuis que les Orientaux ont appris à connailre lograpbîe, ils ont presque entiéremenl abandonné l'iinirie, qui ne leur a été jamais agréable, parce qu'elle let pas la liberté dans la liaison ei la combinaison des s, à laquelle leur calligraphie les a accoutumés. C'est un ,ble malheur pour la littérature ; car la lithographie tend pétuerles défauts des manuscrits et à les exagérer fu-

La nécessité de préparer la copie pour le compositeur corriger les Épreuves, est un obstacle à ce qu'on emploie éditeurs des hommes peu lettrés, pendant que rien n'est simple et n'exige moins de connaissances que de remettre iinuscrit à un lithographe et de le faire reproduire. .\us:; is-nous que les livres lithographies, qui nous viennent ird'hui de l'Orient, sont en général moins corrects quele^ innés éditions imprimées dans l'Inde et en l'erse, on les iges lithographies autrefois à Bombai, sous la directioti leurs européens. La lithographie parait être devenue l'Inde, et même en Perse, lin métier très-lucratif, ce qui,

tous les cas, a le bon côté de faire produire un noinljre considérable d'ouvrages, et souvent des ouvrages d'une de étendue; il est vrai que nous en profilons enrore pfu urope ; car rien n'est plus difficile que de se procurer fi )ns indigènes.

dois à H. de Khanikof, à Tillis, une série complète des nces de librairie de Tehriz et de Téhéran; mais je nie :nterai d'indiquer le petit nombre de livres récemmenl iés en Perse, que j'ai pu voir el examiner. Il a pani »

Téhéran une édilion de FirdousiS qui est la reproduction exacte de rédition de Hacan, et même de l'appendice, qui ne fait pas partie du Livre des Rois. Il est vrai que Téditeur dit, dans sa préface, qu'il a coUationné d*anciens manuscrits pour améliorer le texte ; mais c'est apparemment un mythe, et il n'a réellement ajouté à l'édition de Calcutta que des dessins fort mal faits. L'exécution lithographique est bonne et généralement correcte. On a publié aussi à Téhéran une traduction persane des merveilles de la création, par Kazwini '. Le texte est accompagné de nombreuses figures, comme dans les manuscrits, et l'impression est inégale, mais lisible.

J'ai devant moi trois différentes éditions du Mesnewi de Djelaleddin Roumi, toutes lithographiées à Tebriz dans la même année et dans le même établissement ^y ce qui indique une grande imperfection dans les procédés. L'écriture en est médiocre et le tirag.e inégal et généralement mauvais. La grande sécheresse du climat, la médiocrité de l'outillage et la nature des pierres dont on se sert, et qui viennent, si je suis bien informé, des environs de Maragha, forment de grands obstacles au perfeclionnement de la lithographie en Perse. Néanmoins elle a fait des progrès assez rapides. Un Manuel de généalogie et de chronologie, lithographie à Tebriz en 1846% est presque illisible; une édition des œuvres de Saadi, delà même ville, publiée en 1848% est déjà beaucoup meilleure, de même qu'une édition des œuvres d'Anweri, de 1849*. Enfin, une petite édilion de Hafiz, de 1850% laisse,

2. L'ouvrage ne porte pas de titre; il a paru en 1264. de l'hégire, à Téhéran, in-fol.

3. Ces trois éditions sont grand in-4% mais de dimensions un peu difîércntes. Elles n'ont ni titre, ni préface, et ont paru l'an 1264 de l'hégire. Quelques-unes des pierres ont servi à deux de ces éditions.

K. Tebriz, 1262, in-4. g^lyJl l*o^^.

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