Sans titre, in-12; Tebriz
SQUS le rapport du tirage, peu ^ #^ireK; elle est écrite d'une mnin très- élégante, mais presque cursive, et estorpée de dessins qui passent pour des chefs-d'œuvre en Perse. Je ne saurais riéii dire çn leur faveur, si ce n'est qu'ils sont meilleurs que ceux qui défigurent ie i-ivr^ des Boisàfi Téhéran. Dans ces éditions récentes, on ne trouvo plus les irrégularités çt les négligences qui déparaient les premières, où l'on remarque quelquefois des pages enlièrcnient lilnnulies, ou.tles feuilles dont le terso est imposé à rehours du recto. La lithographie s'est aussi introduite depuis quelques anncçs en Turquie, et paraît y prospérer, malgré la longue, habitude q\ie les Jures anl acquise de se servir des ouvrages imprimés à l'Imprimerie impériale de Copslantinople. Je possède une édition du Mesnawi de Djelaleddin Roiim.i ',iîtho5i'aphii;é l'antiàe dernière i donstantinople, et assez h^cn exécutée. Enfin, j'ai ii mentionner une édition 11 thographiée du Dd^isfan, qui a paru à Bombai'. On n'en possédait auparavant qu'une édition de Calrutla, 1800, fort mal imprimée. La nouvelle édition est exécutée avec beaucoup de sqm, et porte sur (es marges quelques gloses marginales, qui ne sont pas d'une grande importance, mais qui prouvent néanmoins un certali) savoir dé la part de l'édileur.
Vous trouverez peut-ètfeque j'ai tort de ne parler que <je l'exécution matérielle do tant de nouvelles éditions ; jiiais on n'aperçoit dans presque aucune d'e)les des traces d'un travail criliqiie quelconque ; ce p'est évidemment qu'iine m^ltiplicalion de manuscrits par un moyen mécanique, où le mérite de l'édjlipn dépend (|u choix accidentel du manuscrit qu'on a iuivi e{ de l'exactitude du copiste. Au reste, si l'on ne nous lionne pas un travail savant, on nous fournit au moins des mqyens'd'étt|(Ie, ce <)ui ser^i un'crand avantagé quan^ i| se
1. Satis litre, petit iii-S'i Conitantincplc, 1368 de l'hâKire, i vol. (119 El EOÎ p.). '