LA BEAUTÉ
Je suis belle, ô mortels, comme un rêve de pierre. El mon sein, où chacun s’est meurtri tour à tour, Est fait pour inspirer au poète un amour Éternel et muet ainsi que la matière.
Je trône dans l’azur comme un sphinx incompris; J’unis un cœur de neige à la blancheur des cygnes Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.
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