Pour Don Carlos, p
trot ! », ou encore, comme dans l’Aflantide : « La
Inuit tombait à grands pas », c’est n’avoir aucun
Quant aux chausse-trapes, s'il faut s’expliquer là leur sujet en toute franchise, elles dissimulent mal bles fréquents recours de Pierre Benoît à ses cahiers d'expression. Si l’on voulait ici être méchant, en restant vrai, on pourrait dire qu'il s’agit non point à la vérité de plagiat, mais de kleptomanie. Lorsque, parodiant le « J’aime, que dis-je aimer, j'idolâtre . Junie », Benoît fait dire par Don Carlos : « J’aime, pEue dis-je aimer, j'idolâtre Mademoiselle de Mer- | cœur ? », il peut encore soutenir qu'il s'amuse. Mais É lorsqu'il reprend une tirade de M. Homais, changeant les noms, mais conservant les sonorités flauber- 1 tiennes et le mouvement de la phrase et qu'il écrit : à « Mon Dieu à moi, c’est le Dieu de Rousseau, d’Anacharsis Kloots, de Raspail et d’Alain Targé*° », À où Flaubert écrivait (le début des deux tirades est : aussi à confronter) : « le Dieu de Socrate, de Voltaire, de Franklin et de Galilée », on prend Benoît en fla- grant délit de mimétisme. S'il fait défiler des soldats 1 espagnols, une réminiscence de Hugo le contraint à les chausser d’alpargates. Et chose plus curieuse encore, il obéit même à des réminiscences de la théorie » : « Les soldats libéraux qui étaient derrière
k … 1. Pour Don Carlos, p. 10.
D 2: Ibid, p. 152.