Pour Don Carlos, p
doute confirmés et développés par cette forme de
il apparaît désormais sous son véritable aspect, | celui d’un boute-en-train sans prétention. Pourquoi
lui résister dès lors qu’il re veut pas s’en faire accroire et ne prétend qu’à amuser ? « Qu'il fasse son . métier, qu'il nous amuse! » comme il le disait de . lui-même dans une conférence.
à La place toujours plus grande qu'il fait dans son œuvre à la gaieté et à la satire laisse entrevoir la possibilité pour Benoît de nous amuser longtemps encore, Mais il faut qu'avec sa lucidité coutumière : il en vienne à se rendre compte qu’il risque de deve- ; nir monotone et ennuyeux en se répétant. Après Por Don Carlos, la Chaussée des géants, soit, mais il ne faudrait pas que Benoît coulât un troisième livre dans ce moule qui a deux fois servi.
Ily a dans la Chaussée des géants des trouvailles comiques irrésistibles (« la salle Raffin-Dugens », « le boudoir Albert Thomas » dans la maison d’un snob britannique), il y a des drôleries satiriques d’une remarquable cocasserie. Si on les rapproche du chapitre sur le « Club des Chevau-légers » de Pour Don Carlos, on se convainc qu’André Billy
ai et l’on en vient à se demander si Pierre Benoît ‘est pas destiné à nous donner un jour le roman
une bouffonnerie qui pourrait tenir de Rabelais par l'abondance des -péripéties, de Voltaire par la fine
à D ene à dr bte “th Benoît, ont été sans aucun
culture. Dépouillé de son romantisme de pacotille, Ar
a tout à fait raison lorsqu'il définit Benoît un auteur Le
comique et satirique de la démocratie d’après-guerre,
192 XXe SIÈCLE
causticité et qui serait peut-être un chef-d'œuvre authentique.