LE COMMANDEUR, COQUILLARD, VANDERBRUCK
COQUILLARD, au commandeur.
M. Vander... Vend-des-brutes?
LE COMMANDEUR
Vanderbruck... le voici!
<* COQUILLARD
Très-bien ! (11 passe * vanderbruck **.) Monsieur, vous voyez en moi le vrai cocher fidèle. Vous avez perdu quelque chose... je vous le rapporte... et vous n’aviez pas mon numéro... Comme l’a dit La Rochefoucauld... cette probité mérite sa couronné... comptez-moi cent piastres!..
i VANDERBRUCK.
Cent piastres!
COQU ILLARD.
En échange du marron!., vous savez?
VANDERBRUCK.
Ah! très-bien!., j’y suis!.. Virgile !.. Bravo!., vous ne savez donc pas...? '* '■
COQCILLARD.
Quoi? ■*
VANDERBRUCK.
J’ai fait un codicille... je reprends mon nègre, mais je ne donne plus rien. .
COQUILLARD
Bah!
VANDERBRUCK, au commandeur.
Fais Voir un peu... (Le commandeur remet l'afficbe k Coquillard.)
Lisez!..
COQUILLARD, en lisant.
Ah!., je trouve ça très-joli!., pourquoi n’avez-vous pas ajouté qu’on recevrait cent coups de fouet en récompense ?
VANDERBRUCK.
Ils y seront.
COQUILLARD
Hein?..
VANDERBRUCK.
Pas pour vous... pour le marron.
Mais, mon cher Monsieur... c’est de la haute fantaisie... Il y a longtemps, du reste, que-Bilboquct aurait pu le dire : l’ingratitude est l'indépendance du cœur.
LE COMMANDEUR. . .. .1
Le maître est maître.
* C., le c., V. — ** Le c., C., V.