SCENE PREMIERE
APPIUS, MARCUS, Licteurs.
APFiUS.
Tu Tas alnindokuoiée ?
MAKCÙS.
Eh ! que J)Ouvais-je faire ?
Aux Tokmtës du peuple il feOait éatisfaire.
AWIÙS.
Il fallait satisfaire au& m'dres d'Appius.
Margus.
Le peuple en ce momeul les aut'ait méconnus.
Le peuple!
MÀRCtTS.
Il a -^oulu que la loi consultée Remît entre tes maitis Teselaye disputée ; Et puisqu*il te rendait l'arbitre de ^on sort, A ses prétentions j'ai cédé sans effort.
i6 VIRGINIE.
APPItJS.
Ainsi , de mes pojets ignorant l'artifice^ Ce peuple se confie encore à ma justice :
Avec quelque raison il suppose, en effet , Que je respecterai ce que moi;même ai fait , Et qu'ayant dans ces murs porté des lois nouvelles , Toutes mes yolontés se régleront sur elles.
Oui, je devrais bannir d'un cœur tel que le mien Cet ascendant vainqueur d'un amour plébéien , Qui, ravalant mon nom^ dégradant ma naissance, Peut arrêter l'essor de ma toute-puissance.
Tendons au même but par des moyens plus sûrs. L'or, tu le sais, Marcus, est puissant dans ces murs : Avec profusion prodigue mes largesses ; Ajoute, s'il le faut, la maiace aux promesses; Corromps, séduis, obtiens, et laisse-moi garder Ce respect de la loi que je dois cominander.