‹ Virginie: tragédie en cinq actes et en versChapitre 18 sur 57 · ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V

Pourquoi mes tristes yeux, en des momens si doux. Cherchent-ils vainement ton père et mon époux? Que ta mère du moins , sur ton sort rassurée, Bénisse les destins d'une fille adorée.

Dieux immortels, ô vous qu'atteste mon espoir. Qui de Rome future assurez le pouvoir, Qui gardez les enfans en l'absence des pères. Dieux! venez présider à leurs destins prospères. Que Rome et vos autels, que ma fille toujours Dans cet auguste hymen trouve un noble secours. Je te bénis, ma fille; et les Dieux qui m'entendent, T'assurent tous les biens que mes vœux leur demandent.

ICILIUS

Mais c'est trop différer l'instant qui m'est promis j Suivez-moi dans le temple, ô mes jeunes amis! Retenez toutefois vos transports d'allégresse : Que nos cœurs seulement partagent notre ivresse. La patrie est en deuiL

(Au monaeiit où le cortège se met en marche T«rs le temple, le» licteurs se présentent et l'arrêtent. )

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