SCÈNE V
APPIUS, VALÉRIE, VIRGINIE, PLANCUS, ICILIUS, MARCUS, VIRGINIUS : a. approche,
en entrant, de Vautel dea Dieux; LiCTBURS, PeUPLE.
Dieux de Rome, salut!... ô Dieux de mon pays, Je dépose à vos pieds ma couronne de chêne.
( Au Penple, )
Sergius a voulu s'emparer de Fidène :
Il fallait à Tarmée en frayer les chemins ; / J'avais trente soldats, trente soldats romains. i
Mille ennemis gardaient les remparts de leur ville; Et nous avons marché, nous trente, contre mille. vr Un noble désespoir a doublé nos efforts; Nous devions tous mourir, nos ennemis sont morts... Et Sergius, donnant le signal des batailles.
M'a trouvé, moi troisième, au sein de leurs murailles, Voilà ce qui s'est fait. Et l'armée a prescrit Que jç viendrais à Rome en porter le récit.
ICILIUS
Peuple, gloire au vainqueur!
APPIUS
Ce peuple te rend grâce, Romain, et par ma bouche honore ton audace.
vmaiNiE.
Mon pèret
VALÉRIE
Le voilà.
Mes amis, dites-moi, s
Sur Tos traits agités d où naît un tel effroi? Et d'où viennent ces pleurs dans les yeux de ma fille?... Romains, permettez- moi d'embrasser ma famille.
VALÉRIE
Oui, je te rends la fille, oui, prends-la dans tes bras. Maintenant, décemvir, tu la lui reprendras.
Eh bien! que fait Marcus?... d'où vient qu'il délibère? Demande ton esclave.,. As-tu peur de son père?
Que dis-tu?
VALÉRIE
Qu'en ces murs, comme chez les vaincus, Ta fille en esclavage est promise à Marcus. ' .
MafiUe!,..
IGILIUS.
En son pouvoir il prétend qu'elle est née,
PLANCUS
Il veut dans son palais qu'elle soit entraînée. VIRGINIUS.
Qui le veut?.. Quel est-il ce Marcus? Que dit-il?
(Regardant Appins. )
Je ne vous comprends pas.
APPIUS
Ne crains aucun péril ; Ici de tout Romain la plainte est écoutée.