ACTE m, SCÈNE IV- 4i
VIRGINIE, effrayée.
Plancus... /
IGILIUS, saisissant le bras de Tirginie, après s*étre dégagé de la foule.
Me voici.
VIRGINIE. ry-^-^ n \
Sauve-moi. ^^"^
Je n osais l'appeler, mais je comptais sur toi.
APPIUS
Tribun. séditieux, ton châtiment s'apprête.
Licteurs...
ICILIUS
Eh bien! licteurs, faites tomber ma tète; Que vos lâches faisceaux, de mon sang altérés, Divisemt aux Romains mes membres déchirés.
C'est Tunique moyen d'avoir votre victime.
Et votre décemvir a compté sur ce crime 9 Mais tout ce peuple enfin qui s'éveille à mes cris, Peut bien à vos fureurs garder un autre prix. Douze lustres entiers de liberté, de gloire.
Ne sont pas tout à coup sortis de sa mémoire. Oui, peuple, n'attends pas, avant de les dompter, Que tes tyrans grandis puissent même lutter; Etouffe dans leur sein l'espoir qui les dévore. Si leur haine est prudente , et s'ils n'ont pas encore Fait couler à grands flots le sang de l'innocent , L'or coule de leurs mains pour acheter le sang. Oui, l'outrage et la honte, et des lob inhumaines Tombent de toutes parts sur des têtes romaines ; Et nul ne peut savoir^ en un mot ^ si demain
Il sei^a père, époux, vil esdave ou Romain.
APPIUS
Des regrets d un tribun j'attendais cet outrage. Qui veut garder les lois vous fait toujours ombrage; Mais vos cris sont perdus quand les lois ont parlé. A gouverner TÉtat par ce peuple appelé , Je donnais les devoirs qu'un tel honneur m'impose, Et je saurai punir les fureurs qu'on m'oppose.
PLANCUS
Mais il est des garans qu'on pourrait présenter.
MARGUS.
M'en présentertz-vous que je veuille accepter ?
VALÉRIi:^ à Marcvs.
Il te faut des garans qui t'assurent U proie.
( Qaelqaes Romains au fond dm théâtre. )
(Elle montre Tirgîmoft qnî arrive da cèté oppose, et portant la couronne de chêne donnée an vainqnenr. )
VALÉRIE
C'est lui!... c'est le ciel qui l'envoie î
ICILIUS
Virginius !
Ton père!
A]ppius.
Ah ! mes vœux 4ont trahis*