ACTE nf, SCÈNE IL
Sous mon décemvirat , nul Bomain , je Tespère , N'oserait disputer une fille à son père :
Mais je ne puis ravir au moindre citoyen L'incontestable droit de réclamer mm Hen.
Mon devoir est sur«MU; de ne ûsUàtT 'parêotméi^ D entendre et de juger sulr lc»J^Ole!m^^a0n do»»^. Qui peut donc à oe poÎBi t'alaroier P let pOurqp»^ En faveur de Marcus foncerais- je la U^i ?
Marcus esl mon cU^it; aiaîs, à ce meeie 4ili^i Tous les Romains le «ont, ipû m'oni faîl \ew arbitra; Et certes aujourcf faui je n irai pas eoSram Choisir, pour Foutrager, «n des plus géeét^WL
vmeifrius.
Je ne suis ^'«n soUi^, «t j'«n crois $ta papok; Mais la mienne & son tcMir ne Ibt jamais frÎTole : Virginie est ma fille , cm , fP-ois-en mes sermens, De ce cœur indigné les secrets mouvttmeas, Notre deuil inq[uiet, notre douleur amère»..
Tu n'en douterais plus., si tu voyais sa mère.
Toinnéme, en un «ornent» je t'en (èrai iuger : En m'expUquant lunsi, je crains dé t'afiiiger ; Mais il faut bien enfin te parler sans myatèreM» Barcé de son secret m'a fait dépositaire»
YIRGINIUS.
Sa nourrice!
AWIUS*
Elle-même.
YIRGINIUS.
Eh bien?
Appms.
Tu fus trompé r Oui , ton titre de père est un titre usurpé.
Cette f(Nnme à mes pieds a confessé son crime. D'un mal oonta^enx ta fille fut victime.
Craignant cpi'on accusât son infidélité , Elle mit en sa place un enfant acheté, Et, conservant ses droits par sa coupable adresse. Sur le fruit d'une esclave ^ara ta tendresse. L'esclave de Mareus, qui servit son dessein y A naguère à son maître avoué ce larcin.
Barcé même en convient; mais de cet artifice Ton épouse, il est vrai , ne fut jamais complice : C'est à tort que Harcus l'accusait devant moi.
Barcé, dis-tu, Barcé, trahir ainsi sa foi !
Justes Dieux!
APPIUS
Tai voulu dans cette conjoncture.
Veillant aux droits du maître , à ceux de la nature , Tout connaître moi-même, entendre, interroger, Et te faire à ton tour écouter et juger.
(A an licteur.) .
Faites venir Barcé.
Qu'elle vienne et m'éclaire^ Et de sa trahison reçoive le salaire !