ACTE IV, SCÈNE V
Par une douUe ivresse emporté tourna tour Aux excès du pouvoir, aux fureurs de l'amour, Aux passions du cœur livré sans résistance, -/ Aimer et conmuHoder^^ voilà mon existence. Je connais tous les daroits que tu peux m'opposer; Mais Ron^ a tout permk, et j'ai dû tout oser. j Eh bien! malgré mon nom, mes honneurs, ma fsuniUe, i J'oserai plus eiieor.». j'épouserai ta fille... Oui, je te la demande, et je t'en fais l'aveu i % Je n'ai plus d'autre but, d'autre soin, d'autre vœu...
Je te plains.
APPIUS
Et pourquoi par un noble hyménée Ne pourrais-je à son sort unir ma destinée?
D'un si bel avenir qui te défend l'espoir ?
Ton orgueil, décemvir ; que dis-je.^ mon devoir. Du rang patrici^Ei oserais^tu descendre?
Méconnais-tu la loi que toi-màme as fait rendre. Dont l'insolent arrêt défend cpi'un tel lien Au sang d'un sénateur mêle im sang plébéien ?
APPIUS
Et ne peut-on changer ces lois que tu redoutes?
Moi, qui ne les fais pas^ je les respecte toutes.
Que dis-je? celle-ci m'^t chère en ce moment; ^ Et si d'Icilius, par un double serment, \ Je n'avais à ma fille assuré les services.
J'irais au nom de Rome et de mes cicatrices ,
Prier ce vrai Romain, Fhonneur du tribunat , . D élever jusqua lui la fille (fun soldat.
APPIUS
C'est assez. l'entrevois votre espoir éphémère, Du tribunat encor vous rêvez la chimère.
Eh bien ! dans le Forum , venez, je vous attends : Plébéiens et tribuns, vous serez tous co/itens. Il faut bien qu' Appius se fasse reconnaître ; \Les esclaves ici reviendront à leur maître.
Marcus de son esclave entraînera les pas, .
Et jusqu'en son palais..»
Tu ne l'oseras pas.
APPIUS
Dépouille un vain espoir, car la sentence est prête.
La loi sera pour moi.
APPIUS
. C'est moi qui l'interprète.
Tous les Dieux attestés deviendront mes soutiens.
APPIUS^ montrant ses soldats.
Vois les Dieux d'Appius rangés autour des tiens. VIRGINIUS.
Sont«ils les seuls armés ?
APPIUS
Les seuls qui doivent l'être.
Quoi!